Il y avait un parfum de cachou dans la pinède. C’était l’odeur de ma mère. Elle disait qu’elle aimait se lover dans une immortelle d’Italie, ce petit buisson aux fleurs jaunes aussi nommé plante au curry. Pour moi, c’est son corps qui produisait cette hélichryse. Aujourd’hui encore, sous ses airs de sainte-nitouche, dame-rangée, femme-fleur-coupée, conservée dans un vase dont elle ferait bien de changer l’eau, je soupçonne qu’elle se rase en douce tous les matins. Il lui en pousse toujours, quelque part, de l’immortelle.