La première chose que je peux vous dire, c’est que notre première rencontre avec Aloïs, Blanche et Gabriel a eu lieu dans une maison perchée sur les hauteurs de La Ciotat. Une maison que l’on appelle la Villa Deroze, construite dans les années 1950 par Gilbert Deroze, dont les sculptures peuplent encore aujourd’hui le jardin et l’atelier.
Élodie Royer
La première chose que je peux vous dire…
Le Grand Bain 2025
Revue #129
La première chose que je peux vous dire…
La première chose que je peux vous dire, c’est que notre première rencontre avec Aloïs, Blanche et Gabriel a eu lieu dans une maison perchée sur les hauteurs de La Ciotat. Une maison que l’on appelle la Villa Deroze, construite dans les années 1950 par Gilbert Deroze, dont les sculptures peuplent encore aujourd’hui le jardin et l’atelier.
Le programme
Trois jeunes artistes dont la pratique touche au langage, à l’écriture, à l’oralité, à la narration ou à la fiction sont accueilli·es en résidence de recherche, accompagné·es par le regard d’un·e professionnel·le de l’art.
Un programme conçu comme une étape de professionnalisation dans les six mois suivant le DNSEP, afin de favoriser leur intégration professionnelle sur le territoire qui les a formé·es.
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Une proposition portée par La Marelle, Mécènes du Sud, L’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence Félix Ciccolini, L’École des Beaux-Arts de Marseille, L’École Supérieure d’Art et Design Toulon Provence Méditerranée.
Au sommaire
- Textes inédits
- Bio-bibliographie des trois artsites
- Pages 4 → 5 Partitions pour la performance, Faillir - Aloïs Frost
- Pages 6 → 9 Plouf - Gabriel Garçonnat
- Pages 10 → 13 Coyote - Blanche Coquerel
- Pages 14 → 15 Partage des eaux, partition issue du recueil
- Gestes d’eaux - Aloïs Frost
- Première et quatrième de couverture - Élodie Royer
Édito
Des interrogations que nous nous sommes posées, ensemble, à l’aune du contexte dans lequel nous nous trouvions, celui de La Ciotat, autant marquée par son histoire industrielle que géologique, de marches dans les environs ou de textes lus parfois à voix hautes — des poèmes de Sei Shōnagon « qui font battre le cœur » aux Les Trois Écologies de Félix Guattari, en passant par Gilles Clément ou l’écoféminisme.
La dernière chose que je veux vous dire, c’est que les trois contributions réunies ici ont en commun d’avoir pris naissance dans ces questions et entre les murs de cette maison, mais qu’elles n’en sont pas pour autant le sujet, aspirant davantage à saisir ce que la prise en compte de nos milieux de vie fait intrinsèquement à nos pratiques. Par conséquent, chaque contribution s’inscrit au sein de la réflexion et de la pratique artistique singulières à chacun et chacune — en continuité — tout en s’étant nourrie d’une certaine attention à l’environnement et aux différentes formes du vivant. Étonnamment ou non, on y trouve un élément qui remonte à la surface au fil des textes, sans que nous l’ayons choisi : celui de l’eau, apparaissant sous différents états. Des textes où il est aussi question, plus largement, de partage et de rencontre, de présence au monde et de l’importance de ces liens visibles ou invisibles qui nous relient bel et bien à nos milieux de vie, souvent abîmés pour différentes raisons.
Enfin, une toute dernière chose que j’aimerais vous dire : ces quelques pages sont aussi à lire comme des amorces de textes et d’œuvres en devenir, traçant en quelque sorte un trait d’union entre une résidence et une exposition présentée au PAC à Marseille ce printemps — où les mots deviennent formes.
Élodie Royer
commissaire d’esxposition, mai 2026
Informations
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Prix5,00 €
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Nombre de pages20
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Parution20/06/2026
Renseignements techniques
Cette revue est disponible dans sa version papier ou en ligne, au format .pdf téléchargeable.


