En résidence de création

Géométries désaccordées
Aliona Gloukhova

■ Janvier et février 2022
■ La Ciotat

Géométries désaccordées ou les Archives amoureuses

Géométries désaccordées ou les Archives amoureuses s’intéresse aux liens qui se font et se défont, à une trajectoire fragile de relations commencées, amicales et amoureuses, aux directions pressenties, aux positions des corps qui se fâchent, à l’asymétrie des désirs, aux contours flous, aux angles morts.

Le titre est provisoire, la méthode d’écriture est intuitive.
C’est une autofiction qui se prend pour une théorie, une philosophie qui danse.

Note d’intention de l’autrice

Le point de départ de chaque chapitre est une question mal posée sur une relation amoureuse, amicale, ambiguë. Pour répondre à cette question, je raconte des souvenirs de façon aléatoire, je retranscris des paroles de personnes connues ou inconnues, je décris des phénomènes naturels, invisibles, dont la forme n’a pas de limites précises : les brouillards, les agrégations, les nuées, les essaims. La confusion des corps, est-elle provoquée par l’arrivée de brouillards qui estompent ses contours ? La solitude est-elle pointue ou carrée ? Peut-on percevoir la séduction comme un changement de forme : celui qui est séduit imite le séducteur. L’amour, est-il linéaire ?

Lors de cette résidence à La Marelle, j’aimerais surtout chercher une forme performative pour ce texte — une lecture en suspension qui se fabrique autour des silences mal placés et des positions d’un corps en déséquilibre.

J’ai des pistes intuitives pour ce travail à venir — un corps qui s’apprête à tomber, mais se déplace au dernier moment, des gestes quotidiens frénétiques, une visualisation d’un parcours amoureux, des points de repères, des objets délaissés. J’aimerais trouver une temporalité onirique, ou celle d’un rite — un travail de l’invisible.

Depuis quelques mois je le teste pendant au cours de formations diverses (théâtre physique, danse verticale, danse contemporaine). Je travaille à la fois une présence sans parole et une géométrie corporelle, je m’intéresse à un changement de perspective — un corps suspendu, horizontal, à l’envers, à l’oblique.

Dans cette résidence d’écriture, je chercherai surtout le déplacement — un changement de géographie, d’optique, de langue. La région m’est inconnue, la ville de Marseille m’intrigue, m’attire (poésie sonore, danse verticale). Le moment de la résidence sera peut-être le moment où les pistes se croiseront, comme un accident heureux qui intervient et met tout à sa place. C’est pour cette raison que je postule — pour retrouver un point de déséquilibre, un point d’assemblage.

Aliona Gloukhova



Le lieu de résidence

Début le printemps 2021, La Marelle a ouvert cette nouvelle « maison », la Villa Deroze, située au milieu des pins, sur les hauteurs de la cité portuaire de La Ciotat. Confiée avec générosité par Danielle Deroze, elle est destinée à accueillir artistes, auteurs et autrices, pour des projets de création qui souvent se croisent ou s’hybrident.

 

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