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En résidence de création

Écris-moi un mouton
Émilie Flacher et Sébastien Joanniez

■ Novembre et décembre 2013
■ Marseille

En bref

Cette résidence est le moment de conception du dernier volet de la trilogie « Écris-moi un mouton »,, une pièce d’anticipation sur le lien entre la France et l’Algérie qui s’empare des paroles des personnes rencontrées jusqu’alors sur les différents territoires pour inventer, imaginer, tracer l’avenir des relations entre ces deux pays.
En coproduction avec le théâtre Massalia.

Cette résidence s’inscrit dans le programme « La Marelle prend l’eau » sur les ferries reliant Alger à Marseille, avec un séjour à Alger, en partenariat avec la SNCM et la maison d’édition Barzakh.

Le projet d’écriture

« On en croirait pas ses yeux (au début) », troisième volet de la trilogie « Écris-moi un mouton », tente d’imaginer l’avenir du lien entre la France et l’Algérie à travers les yeux de Smaïl.

Né en Algérie en 1994 au temps des attentats, Smaïl arrive en France à 18 ans et se retrouve par tirage au sort à la tête de sa municipalité en 2024. Mais les virages dans le temps bousculent aussi les petites vies, et dans ce slalom idéal, Smaïl a des vertiges…

Nous sommes en pleine salle des fêtes, l’orchestre est là, au milieu des guirlandes. L’histoire de Smaïl émerge sur la table du conseil municipal où sont convoqués personnages du passé, images du futur et situations cocasses mettant Smaïl face à lui-même.

Pièce longue écrite à partir de rencontres à Marseille, Alger, Oran, Constantine et St Priest.


En savoir plus en vidéo

La Marelle prend l’eau :
un programme de résidences

Le programme « La Marelle prend l’eau » consiste à organiser une série de résidences et de déplacements d’écrivain·es sur des ferries de la SNCM qui assurent la liaison maritime entre Marseille et Alger, ou Marseille et Tunis, complétée de plusieurs temps de résidence à Marseille (La Marelle, la Friche la Belle de Mai), à Alger et/ou à Tunis. 

Cette résidence flottante provoque un environnement favorable à la création. La rencontre avec les voyageurs et avec le personnel de bord, la vie à terre et pendant les escales, l’imaginaire des récits liés à cette traversée (à la fois chargée de mythes mais aussi un voyage « ordinaire » et régulier pour de nombreuses personnes), constituent un matériau de travail et d’inspiration. Voyages et résidences hors-les-murs sont vécues par les autrices et auteurs participant à ce programme comme un espace-temps particulier, un « entre-deux ». Lien et passage, mais aussi lieu en soi : l’esprit même du voyage.

Pendant chaque résidence

À terre, certains écrivains proposent de tenir un blog qui rende compte de leur résidence, de l’avancée de leurs travaux, de leurs rencontres, etc. Leurs lecteurs et lectrices sont invité·es à réagir et répondre.
À bord, il peut être possible de les rencontrer pour, selon les cas, discuter de manière conviviale de leur travail, assister à une lecture, participer à un atelier… 

Le lieu de résidence

À Marseille, La Marelle dispose de deux appartements indépendants, l’un sur le site de la Friche la Belle de Mai, l’autre à proximité du Palais Longchamp.

Émilie Flacher et Sébastien Joanniez ont également travaillé dans des espaces scéniques mis à disposition par le Théâtre Massalia, initiateur de cette résidence longue, inhabituelle pour le théâtre.

Ils ont également effectué un temps de travail en Algérie, dans le cadre du programme « La Marelle prend l’eau ».