Marie Cosnay a été professeur de lettres classiques, elle est traductrice de textes antiques et écrivaine.
Elle a publié des livres aux éditions Cheyne (Elephantesque…), Verdier (Villa chagrin…), Laurence Teper (André des ombres, Entre chagrin et néant…), Quidam (À notre humanité), trois romans aux éditions de l’Ogre (Cordelia la guerre, Epopée, Le trésor de Ballantrae), et, aux mêmes éditions, des récits historiques comme If ou Comètes et perdrix.
Elle a traduit Les métamorphoses, d’Ovide, en 2017, traduction remarquée qui a bénéficié de plusieurs prix de traduction. Une traduction de La nature des choses, de Lucrèce, va paraître aux mêmes éditions de l’Ogre en octobre 2026.
Le travail de Marie Cosnay est remarquable par sa manière très singulière d’articuler la forme, d’une précision et d’une exigence rare, à la réflexion politique et sociale, toujours très engagée. Le langage est chez elle un outil, voire une arme, qu’elle déploie dans tous ses aspects, avec des projets littéraires toujours très ancrés dans les réalités de notre temps. Ses textes témoignent de ce qu’on voit à l’œuvre, de ce que fabrique la politique d’hier et d’aujourd’hui. La trilogie Des îles, qui sera republiée en poche début 2027, se consacre à étudier de près ce que fait aux corps, aux liens, aux familles la politique d’immigration européenne contemporaine. Par ailleurs, en ce qui concerne ses récits liés au passé, Marie Cosnay dit : « L’Histoire est un bon moyen de rentrer dans l’épaisseur du vécu. De tenter de comprendre. Je remonte les générations. Des phénomènes surgissent. Des vaincus surgissent. Des morts. […] J’ai l’impression de parler d’aujourd’hui, avec un détour. […] J’ai envie de fiction pourtant. » On peut ajouter (comme ses ouvrages Cordelia la guerre, Epopée et Le trésor de Ballantrae, tous écrits autour de l’inspectrice Zelda Zelda, le prouvent) qu’elle aime aussi embarquer le lecteur dans une véritable aventure romanesque