Accéder au contenu principal

En résidence de création

Circulations
Emmanuel Darley

■ Mai-juin 2014
■ Marseille

Circulations

Je voudrais travailler sur les lieux de circulation. De passage. D’entrée dans le territoire. Port, gare, gare routière, aéroport, autoroutes. Sur les lieux de travail. Rencontrer des gens. Ceux qui sont là de longue date. Ceux qui sont Marseillais depuis peu. Dans les cafés, sur les marchés. Dans des associations. Travailler sur la ville le jour. Travailler sur la ville la nuit.

Note d’intention de l’auteur

Mon projet est en lien direct avec Marseille.

Avec cette ville port ouverte sur la mer, sur l’ailleurs. […] Je voudrais travailler sur les lieux de circulation. De passage. D’entrée dans le territoire. […] J’ai écrit il y a quelques années un roman sur les migrants, Le Bonheur. […] J’ai le sentiment de ne pas avoir fait le tour de ce sujet qui me passionne. J’ai l’envie d’y retourner voir. Autrement. Sous un autre angle. Sous d’autres formes. Ne pas se limiter. Ne pas se dire J’écris un roman ou Je vais travailler sur un texte théâtral.

Laisser tous les possibles venir. Travailler sur un projet vaste. Profiter de ce temps de résidence pour embrasser diverses formes, déjà abordées ou au contraire. Rencontrer d’autres artistes, croiser des univers, des imaginaires. Travailler avec un photographe par exemple. Travailler cette envie de longue date, mêler textes et images. Écrire oui bien sûr, écrits divers, matériau vaste, récits, témoignages, fictions, paroles théâtrales, poésie. Mais aussi photo donc, vidéo, son. Multiplier. Faire d’un projet global une somme de projets autour d’un même thème.

Emmanuel Darley

 

Durant son séjour, Emmanuel Darley a invité l’écrivain Philippe Malone a partager quelques jours son espace-temps.

Atelier de rêves urbains

On se retrouve à la Minoterie. Vous êtes nombreux. Je vous regarde de loin discret. J’aime bien faire ça avant les ateliers. Regarder les gens qui viennent avec moi écrire.

D’abord à la table. Les plans, les cartes, les photos anciennes de Julie.

La ville qui se dessine.

Et puis on sort. On circule. Petite procession qui se déplace dans la Joliette.

Étape une, puis deux, puis trois. On s’arrête. Je vous donne la consigne. Les consignes.

Vous vous asseyez. Longue ribambelle d’écrivants assis sur le muret.

Concentrés. Attentifs. Fébriles, on dirait. Les yeux levés vers les immeubles que je vous ai demandé de faire parler.

Pareil plus loin.

Autres immeubles, modernité.

Ça écrit drôlement. Il faut vous arrêter. Vous redire plusieurs fois On s’arrête

Écrire en mouvement. Écrire la ville. Le bruit, les gens. Ce qui circule et ce qui demeure.

C’est assez joyeux de vous regarder comme ça écrire.

Et puis retour.

Minoterie.

Théâtre.

Vous écouter.

Écouter vos écrits. Ce que mes consignes et puis ce paysage urbain, dans ce parcours par les filles de Rêves Urbains dessiné, vous a inspiré.

Des voix. Des murs, des objets qui parlent. Qui disent.

Et puis, oui, la ville par vous décrite, sensible, intense.

C’était court, un peu en coup de vent, c’était ça la contrainte, mais c’était bien. Riche.

Emmanuel Darley


Ses rencontres

Samedi 14 juin, avec le Théâtre Joliette-Minoterie, Marseille

  • Journée : Atelier de rêves urbains, Bibliothèque du théâtre, rue des Docks, et en déambulation dans le quartier (voir texte ci-dessous), coorganisé avec les Ateliers découverte urbaines / La compagnie des rêves urbains.
  • 16h : À l’air livre émission radiophonique, enregistrée en public et ouverte à tous, autour de son travail d’auteur. Lectures.

Durant le mois de mai et juin, Département des Bouches-du-Rhône

  • invitations dans plusieurs bibliothèques publiques du département

Le lieu de résidence

À Marseille, La Marelle dispose de deux appartements indépendants, l’un sur le site de la Friche la Belle de Mai, l’autre à proximité du Palais Longchamp.