Je suis un éditeur qui écrit à temps perdu, c’est-à-dire pas beaucoup, car je n’ai pas beaucoup de temps perdu ! L’éditeur est plongé toute la journée dans le travail des autres, parasité par tout ce qu’il lit, ce qui ne facilite pas l’écriture.
Cette résidence à La Marelle est idéale pour fuir un quotidien qui m’étouffe. Grâce à elle, je peux enfin avancer mon « roman méditerranéen ». Il y sera question des tribulations d’un diplomate entre Alger, Tunis et Istanbul ; une évocation sur le mode burlesque des enjeux géopolitiques contemporains.
Mais je vais profiter aussi de ces séjours à Marseille pour participer ou proposer des rencontres avec des personnes qui m’intéressent, et avec le public.
Sofiane Hadjadj