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Partenariat universitaire

Des écritures numériques : une découverte

■ Mardi 22 novembre 2021, 13h30
■ Aix-Marseille Université, Marseille

Descriptif

Dans le cadre d’un partenariat La Marelle - Aix-Marseille Université, La Marelle propose une séance de sensibilisation aux écritures numériques, destinée aux étudiant·e·s en enseignant·e·s du Diplôme d’université d’animateur-animatrice d’ateliers d’écriture.

Cette séance est composé d’un parcours historique (des écritures dites numériques mais aussi des préfigurations sous de nombreuses formes innovantes anciennes, narratives ou poétiques), de la présentation de quelques exemples et des questions liées à une pratique d’apprentissage spécifique de ces formes d’écriture.

Léna Bédague

Artiste

Léna, 23 ans, est fraîchement diplômée du DNSEP à l’ESAAIX. Elle dessine depuis toujours, seule ou en groupe. Le collectif est pour elle une manière essentielle de rendre son travail accessible, et il occupe donc une place importante dans sa démarche artistique. Elle travaille également la peinture et la céramique.
Militante, ses créations s’inspirent directement de son engagement politique, chaque aspect nourrissant l’autre. Elle s’intéresse particulièrement aux questions féministes, trans et écologiques. Léna dessine sur des formats de toutes tailles, mais est particulièrement attachée aux petits formats, qu’elle trouve intimes et qui lui rappellent le carnet de croquis. Elle aime travailler aux crayons de couleur et au liner.

@lena_turist

Photo © D.R.

Lila Schpilberg

Artiste

Lila Schpilberg est française, née en 1997, vivant et travaillant à Marseille. Elle est diplômée d’un DNA à l’ENSA Bourges puis d’un DNSEP à l’ESAAIX.
“Parler de plaisir, de seum, glaner les objets du quotidien comme des pièges du sensible, faire des images comme un road trip, comme des filets, que la performance soit un geste, entre jeu et mise en péril, que l’écriture soit un manifeste du ténu, fabriquer des objets et des films qui tiendraient dans une poche, et rire, sans sarcasme, cultiver un goût pour la malice, défendre le grand dans le précaire, faire rapidement, vouloir en découdre, être en colère, donner à voir l’intime dans ce qu’il a de partagé, faire et être ensemble. Je tiens à créer un point de tension entre submersion et légèreté, c’est la condition pour le poétique. La submersion c’est d’être sous la vague et la légèreté c’est d’en rire.”

@lilaschpilberg

Photo © D.R.

Laura Jacob

Artiste

Laura Jacob, née à Avignon, a fait de Marseille son lieu de vie et de travail. Elle y explore des espaces interstitiels : loggias, paliers, balcons, autant de lieux de passages et de réappropriation par leurs habitant.e.s. À travers des gestes sculpturaux, des performances et un travail narratif en pleine expansion, elle se joue d’une situation rigide pour la détourner, laissant place à la spontanéité du matériau et aux événements qu’offre la présence de participant.e.s ou simples passant.e.s. Pendant le confinement, elle est contrainte d’aménager son atelier dans une loggia marseillaise entre la machine à laver et l’aspirateur. Depuis ce poste d’observation aux relents de lessive, elle découvre la poésie brute d’une ville qui ne cessera jamais de se parler dans la rue. De cette situation est née un rituel d’observation et d’écriture-documentaire, proche du scénario.

• @loragackob

Photo © Linda Sanchez

Jeanne Mercier

Commissaire d’exposition

Commissaire d’exposition et directrice de projets, Jeanne Mercier cofonde en 2006 Afrique in visu, une plateforme dédiée aux photographes en Afrique. Cette initiative vise à déconstruire les stéréotypes liés au continent africain, en collaborant avec des artistes et photographes à travers des expositions, publications et ateliers. La plateforme a également publié plus de 1200 interviews retraçant la pratique de continent depuis sa création.

À travers des projets en solo ou en collectifs, elle explore l’évolution de l’image, de la photographie aux installations, en privilégiant les œuvres qui offrent des contre-récits mêlant Histoire, identité, et généalogies personnelles. Son travail touche des thèmes tels que le sacré, les croyances, la géographie et le paysage. Elle a collaboré avec des institutions et festivals internationaux : Jeu de Paume, ENSAD Paris, la Friche Belle de mai, le Fotofestiwal à Lodz, et la Fondation Zinsou, entre autres, ainsi que des publications comme Une histoire mondiale des femmes photographes (Textuel, 2020).

En février 2025, elle sera commissaire de la deuxième édition du Festival du Jeu de Paume à Paris, intitulée Paysages mouvants, un projet collectif réunissant exposition, performances, et ateliers autour de la représentation des paysages naturels et de leurs imaginaires.

jeannemercier.fr

Photo © Baptiste de Ville d’Avray

Partenaires et structures associées

Cette action est proposée dans le cadre du programme du DU Diplôme d’université d’animateur-animatrice d’ateliers d’écriture.

Depuis 1994, Aix-Marseille Université a conçu une formation d’animateurs d’ateliers d’écriture. Elle a lieu chaque année de septembre à juin. Les pro- motions sont de 12 à 18 stagiaires. Les objectifs sont de :

  • former à l’animation : apprendre à construire un projet en fonction d’un public, proposer des consignes, faire des retours sur les textes, apprendre à gérer des groupes, à trouver des solutions en cas de blocage, évaluer les résultats de l’atelier, s’interroger sur sa pratique d’animateur, écrire un bilan de son activité d’animateur.
  • Former à l’écriture : être animateur, faire écrire, ce qui suppose d’être soi-même engagé dans un travail d’écriture pour être en mesure de pratiquer ce qu’on demandera aux autres. Développer ses capacités critiques en vue du travail sur ses propres textes, de leur réécriture et des retours sur les textes des participants.
  • Former à la lecture : qui dit écrire dit lire. Se confronter à la lecture de textes la plupart du temps contemporains, parfois difficiles d’accès, pour mieux comprendre comment ils sont faits et quel est leur impact sur le lecteur. Se confronter également à la nécessité, en tant qu’animateur, de savoir lire à haute voix en public et de s’interroger sur la place du corps dans la création littéraire en atelier.

Informations pratiques

  • Public
    Étudiant·e·s et enseignant·e·s
  • Accès
    Sur inscription AMU uniquement
  • Intervenant
    Pascal Jourdana
  • Référent AMU
    Corine Robet