Zidane au Panier / Zidane au panier

Ogni volta che da queste parti vedo un ragazzino prendere a calci un pallone, non ce la faccio a non pensare a Zinedine Zidane. È nato qui, nel 1972, in uno dei quartieri nord, La Castellane, così ben raccontati da Jean-Claude Izzo nei suoi romanzi (in particolare la trilogia che ha per protagonista Fabio Montale). È la sua città natale, questa, eppure, per i marsigliesi, ci sarà per sempre un’ombra nella carriera del giocatore più amato di Francia dopo Platini. Non ha mai giocato nell’OM. Al Vélodrome lo hanno visto solo come avversario. Però in questi giorni qualcuno c’ha provato a colmare quel buco, a illuminare quell’ombra. In una delle peggiori stagioni dell’Olympique da molti anni a questa parte (è allenata addirittura dal direttore sportivo, dopo l’esonero di quello che dunque non si può nemmeno definire suo collega), qualcuno, dicevo, nei giornali locali ha provato a lanciare l’ipotesi di dare la panchina per la prossima stagione proprio a Zizou, oggi vice di Ancelotti a Madrid. E per strada i marsigliesi per un po’ di giorni hanno sognato. Oggi però pare non se ne farà nulla. Troppo rischioso iniziare la carriera da queste parti. E poi, si sa, nessuno è profeta in patria.Ecco, quando ho visto questo ragazzino giocare con il padre in uno spiazzo del Panier (da cosa si vede che è il Panier? Dalla parete alle spalle del piccolo calciatore, naturalmente), ho pensato a Zidane bambino a Marsiglia. E sono contento di avere colto proprio quel gesto, così evidente, così slanciato, così pieno di gioia e — potenzialmente — di avvenire. Giocando a pallone al Panier, imitando Zinedine Zidane, potrebbe essere il titolo della foto. Poi, poco più in là, è incominciata la salita, e per un po’, ho guardato giocare il ragazzino e suo padre dall’alto. In quell’ipotetico stadio bellissimo che è il Panier. Chaque fois que dans cette ville je vois un enfant taper du pied dans un ballon, je ne peux m’empêcher de penser à Zinedine Zidane. Il est né ici, en 1972, dans un des quartiers nord, la Castellane, que Jean-Claude Izzo a si bien racontés dans ses romans (en particulier dans la trilogie dont Fabio Montale est le personnage principal). Ici, c’est sa ville natale, et pourtant, pour les Marseillais, il y aura toujours une ombre dans la carrière du joueur le plus aimé des Français après Platini. Il n’a jamais joué à l’OM. Au Vélodrome, on l’a vu seulement en tant qu’adversaire. Mais ces jours-ci quelqu’un a tenté de combler cette lacune, de dissiper cette ombre au tableau. Durant l’une des pires saisons de l’Olympique de Marseille depuis des années à ce stade (l’équipe est même entraînée par son directeur sportif, après la démission de celui que l’on ne peut donc même pas appeler son collègue), quelqu’un, disais-je, dans un journal local, a essayé de lancer l’hypothèse que l’on pourrait apercevoir sur le banc la saison prochaine Zizou lui-même, actuellement adjoint d’Ancelotti à Madrid. Et dans les rues les Marseillais, durant quelques jours, se sont pris à rêver. Aujourd’hui, il semblerait qu’il n’en sera rien. Trop dangereux de commencer sa carrière ici. Et puis, on le sait bien, nul n’est prophète en son pays.Voilà, quand j’ai vu cet enfant jouer avec son père sur une place du Panier (à quoi voit-on qu’il s’agit du Panier ? Au mur derrière le petit footballeur, naturellement), j’ai pensé à Zidane enfant à Marseille. Et je suis content d’avoir capturé ce geste-là, si évident, si élancé, si plein de joie et – potentiellement – d’avenir. Enfant jouant au ballon au Panier en imitant Zinedine Zidane, ce pourrait être le titre de la photo. Et puis, un peu plus loin, il y a une montée, et pendant quelques instants, j’ai regardé d’en haut ce garçon et son père jouer. Dans ce magnifique stade hypothétique qu’est le Panier.Traduit de l’italien par Silvio Florio

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *