La première chose que je peux vous dire… #9

Dominique Dattola

La revue de La Marelle – Mai 2016

La première chose que je peux vous dire en guise de bienvenue est un message de zéphyr au printemps dans les pins maritimes ; un murmure des temps anciens sur un lit de mimosa et d’eucalyptus : deux reflets d’écume extraits de mes voyages odysséens.

Au sommaire de ce numéro 9

Texte inédit
Deux reflets d’écume de Dominique Dattola : « Le Labyrinthe » suivi de « Le caducée ».

Le « questionnaire » décalé
– Un auteur fétiche et pourquoi ?
– Un coup de cœur artistique ?
– Un oloé* ?
– Un agacement ?
– Votre a priori sur Marseille ?
– Une journée type de l’écrivain au travail ?
– Un « toc » de langage ?
– Une bonne résolution pour cette résidence à La Marelle ?

* oloé : « espaces élastiques où lire où écrire ». Mot créé par Anne Savelli dans son livre Des oloé (D-Fiction, 2011), et repris depuis par de nombreux auteurs et lecteurs.

Biographies et travaux de Dominique Dattola

 

Éditorial 

Il arrive parfois que des rencontres de hasard aboutissent rapidement à une envie de partage. C’est ce qui s’est produit avec Dominique Dattola. Invité par « mes » étudiants en Métiers du Livre et du patrimoine de l’IUT d’Aix-en-Provence pour présenter Le Portrait ovale, son premier court métrage imaginé d’après la nouvelle éponyme d’Edgar Alan Poe, nous avons longuement discuté. Et c’est au cours de ce premier échange qu’il m’a d’emblée fait part de son désir de revenir à une écriture détachée des contraintes formatées du champ cinématographique, plus proche de ses passions personnelles : le mythe, la quête des origines, le motif du labyrinthe, le goût de l’occulte et des mystères… C’est ainsi qu’il m’a parlé de cette légende provençale de L’Alycastre qu’il souhaitait narrer, et du temps de travail nécessaire pour mener ce projet à bien…
L’Alycastre serait un dragon qui a donné son nom au fort de la Licastre, ou de l’Alicastre, situé sur l’île de Porquerolles, dans le Var. Accueillir l’écriture d’un récit apparemment si « traditionnel » à La Marelle – qui prétend avec imprudence s’intéresser avant tout aux « nouvelles écritures » ! – ne fut pas évident d’entrée. Mais quand Dominique Dattola a évoqué la forme possible de ce projet, qu’il souhaitait transmédia, y associant la peinture et la musique, et en imaginant, au-delà d’une édition « papier », une restitution scénique voire un spectacle de rue, mon attention s’est accrue. Et la cause était acquise lorsqu’il a commencé à parler des liens qui le rattachent personnellement à une histoire qui, de métamorphose en métamorphose, suit une cartographie secrète allant de l’île de Rhodes aux îles d’Hyères. Un périple méditerranéen l’entraînant, qui sait, jusqu’au centre fondamental de sa propre identité…
Et c’est ainsi qu’en ce printemps 2016, La Marelle – elle aussi sujette à de multiples avatars – devient provisoirement l’antre du dragon…

Pascal Jourdana
directeur artistique de La Marelle, mai 2016

 

Image de couverture :
« Fort éphémère du dragon qui sommeille », Land art de Théo & Dominique Dattola
Illustrations intérieures :
« Éole », « Thésée aux enfers » et « Mare nostrum », de Anna Mars

2 euros – ISSN 2274-3154
Envois courrier et abonnements sur simple demande auprès de La Marelle 

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La première chose que je peux vous dire… est aussi une revue radiophonique, diffusée chaque dernier dimanche du mois sur 88.8 fm Marseille. Une coproduction La Marelle / Radio Grenouille. Voir aussi la page de l’émission.
Écouter la revue sur Radio Grenouille (première diffusion dimanche 25 juin 2017)