La première chose que je peux vous dire… #6

La revue de La Marelle

Septembre>décembre 2015

Textes inédits de : Claude Favre, Jean-François Magre, Vincent Villeminot, Carole Trébor, Yves Grevet, Florence Hinckel.

Au sommaire de ce numéro 6

 

Textes inédits
Cheval peint, de Claude Favre
Nanodrame 24
, de Jean-François Magre
U4
, de Vincent Villeminot, Carole Trébor, Yves Grevet, Florence Hinckel

Les Chroniques
Les Dames blanches, de Pierre Bordage, par Silvio Florio
Mon ami le banc, d’Emmanuel Darley, par Dominique Russis

Brèves numériques :
– Mini-fictions, de Christian Garcin et Patrick Devresse

 

Éditorial 

 

C’est un texte ambitieux et passionnant que nous propose la poète Claude Favre en ouverture de ce numéro. Un texte à l’écoute du monde, de ses bruits et de ses fureurs, et qui résonne des mots d’écrivains et de poètes dont la lecture permet de traverser une nuit d’orage, ou une vie d’infortune. Un texte nourri aussi de l’écoute de soi, de silences, de rêves et de chants intérieurs… Et qui, dans son corps même, sa matière graphique et typographique, se métamorphose, joue des espaces et des signes, tremble et se cabre.

Jean-François Magre, premier lauréat de notre résidence d’écriture numérique, nous propose ensuite un nanodrame inédit. Résultat de frictions, d’interférences et de va-et-vient entre plusieurs nébuleuses, un nanodrame est en général conçu pour être lu « en numérique », pour permettre aux lecteurs de jouer des apparitions et des disparitions d’un ensemble textes- images qui doit se lire (se déchiffrer) simultanément. Celui publié ici tente de récréer ce jeu numérique… au format papier !

Enfin, c’est à la découverte d’un univers imaginé par un collectif d’auteurs « jeunesse » passionnés de science-fiction que nous convions les lecteurs. Vincent Villeminot, Carole Trébor, Yves Grevet et Florence Hinckel, en résidence à La Marelle en 2014, y ont en effet construit une histoire en quatre romans publiés sous le même titre, U4, emmenés chacun par un narrateur singulier. Les biographies de ses quatre adolescents constituent une sorte de prologue à un univers qui revisite avec délectation tant le genre post-apocalyptique que le roman d’apprentissage.

Il faut terminer cet édito par une triste nouvelle. Ce sixième numéro de La première chose que je peux vous dire… est en effet le dernier à paraître sous cette forme.
Malgré les soutiens que nous avons reçus, les abonnements spontanés d’une partie de nos lecteurs (merci !), et la satisfaction des auteurs publiés, nous devons mettre fin à cette entreprise. Nous n’avons plus les moyens financiers de fabriquer sous cette forme cette revue, que nous avons entièrement pris à notre charge depuis le départ, sans aucune aide privée ou publique. Nous le regrettons, et nous en excusons auprès des fidèles qui nous ont suivis et encouragés.

Mais nous imaginons déjà une formule différente qui nous permettra de publier, dès janvier 2016, un texte inédit de chaque nouvel écrivain accueilli en résidence à La Marelle, accompagné d’un portrait insolite et de quelques surprises. Un objet plus léger mais que nous continuerons à fabriquer avec soin, et qui aura une parution plus fréquente.

À suivre, donc !

Pascal Jourdana