Marsiglia, progetti letterari / Marseille, projets littéraires

Sono a Marsiglia per un progetto letterario che per ora ha due possibilità. La prima, quella più narrativa, parte da un legame esistente fra Venezia e Marsiglia. Il porto. Solo che uno si affaccia direttamente e ovviamente sul Mediterraneo. Quello veneziano è dentro alla laguna, anomalia assoluta e dannosissima (e ieri una Msc, nel primo giorno di apertura alle grandi navi dopo il divieto del governo annullato dal Tar, ha sbagliato manovra e distrutto un pezzo di banchina del porto, tanto per dire). L’immagine caratterizzante di questa prima possibilità — immagine di partenza o meno ancora non so — dovrebbe essere questa: a Marsiglia, quando percorri le banchine del porto, vedi la prua delle navi rivolta verso il mare, verso il Mediterraneo. Sbocco naturale di ogni nave, il mare aperto. A Venezia, invece, puntano dritte verso la città, attraccate su acque che sono di laguna, non di mare. Un’anomalia, insomma. Una follia. E poi ci sarebbe anche un aspetto personale, che mi riguarda: quel famigerato passaggio della Carnival Sunshine del 27 luglio 2013, di cui sono stato testimone. Ma vedremo.La seconda possibilità di progetto è questa. Un taccuino di viaggio. Un moleskine comprato all’aeroporto, come faccio sempre prima di ogni viaggio, moleskine a righe, copertina soft, da tenere nella tasca posteriore dei jeans (al posto del portafoglio, da tenere in quella davanti, come l’iPhone, meglio fare così a Marsiglia). Venti righe al giorno, mi sono ripromesso, come quel bel libro di Harry Matthews, Twenty lines a day. O almeno come quell’altro libro, di Juri Oleša, Nessun giorno senza una riga. E poi delle foto, anche. Je suis à Marseille pour un projet littéraire qui à l’heure actuelle offre deux possibilités. La première, la plus narrative, part d’un lien qui existe entre Venise et Marseille. Le port. La différence tient à ce que le premier fait face directement, naturellement, à la Méditerranée. Celui de Venise est à l’intérieur de la Lagune, anomalie absolue et destructrice (hier un navire de la MSC, le premier jour de l’ouverture du port aux grands navires, après l’interdiction du gouvernement cassée ensuite par le tribunal administratif régional, a fait une erreur de manœuvre et détruit une portion du quai, c’est dire). L’image forte de cette première possibilité (image de départ, peut-être moins, je ne sais pas) serait celle-ci : à Marseille, quand on parcourt les quais, on voit la proue des navires tournée vers la mer, vers la Méditerranée. Direction naturelle de tout navire, le large. À Venise, au contraire, elles pointent droit vers la ville, navigant sur des eaux de lagune, et non de mer. Une anomalie, en somme. Une folie. Il y aurait aussi une dimension personnelle, qui me concerne : le tristement célèbre passage du Carnival Sunshine, le 27 juillet 2013, dont j’ai été témoin. Nous verrons.La seconde possibilité pour ce projet est un carnet de voyage. Un moleskine acheté à l’aéroport, comme je le fais avant chaque voyage, un moleskine ligné, couverture souple, à mettre dans la poche arrière du jean (à la place du portefeuille, à mettre lui dans la poche avant, comme l’iphone, c’est mieux à Marseille). Vingt lignes par jour, c’est ce que je me suis promis de faire, comme dans le beau livre de Harry Mathews Twenty lines a day, vingt lignes par jour, ou au moins comme dans cet autre livre, de Juri Olesa, Nessun giorno senza una riga, pas un jour sans une ligne. Et puis des photos aussi.

 

Traduit de l’italien par Silvio Florio

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