Marie Neuser à Martigues

Jeudi 29 janvier à 18h00 – Médiathèque Louis-Aragon, quai des Anglais

Rencontre-lecture. Avec la librairie L’Alinéa

« Je me suis lancée dans mon deuxième roman après avoir découvert l’existence du syndrome de Münchhausen par procuration. Je venais d’être maman et je ne pouvais comprendre que des femmes rendent leur enfant malade sciemment. » Marie Neuser appartient à une nouvelle génération d’écrivains marseillais de romans noirs.

 

Un petit jouet mécanique, de Marie Neuser« Pour elle, l’écriture part toujours d’une colère. Si son premier roman traite de violence scolaire, c’est parce qu’elle en fut victime. Les scènes sont vécues. […]  “Mon travail d’écrivain consiste à mettre des mots sur mes sentiments, mes sensations. Je me suis lancée dans mon deuxième roman après avoir découvert l’existence du syndrome de Münchhausen par procuration. Je venais d’être maman et je ne pouvais comprendre que des femmes rendent leur enfant malade sciemment.” »
Entretien pour Le Monde des Livres, août 2014.

Marie Neuser naît à Marseille en septembre 1970 et grandit dans un petit village du Var jusqu’à l’âge du baccalauréat. L’adolescence bouillonne d’intérêts : théâtre, danse classique, rock, écriture, langues étrangères… Après son agrégation d’Italien, elle enseigne la langue et le théâtre, ce qu’elle fait toujours quelque part en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que la traduction et la littérature. C’est dans ses voyages qu’elle trouve l’inspiration. Elle a écrit deux romans, Je tue les enfants français dans les jardins, L’Écailler, 2011, et Le Petit Jouet mécanique, L’Écailler, 2012. Un des ses nouvelles a paru dans l’anthologie Marseille Noir, dirigée par Cédric Fabre, Asphalte, 2014. À paraître : 

 
 
Le Petit Jouet mécanique

En Corse, l’été, dans un hameau en ruines écrasé de soleil et de chaleur, la seule maison debout est occupée par une famille en vacances. Anna, adolescente rétive, son père, sa mère et Léa, leur petite-fille, bébé de leur fille aînée (Hélène) que les parents gardent pour quelques jours. Un quotidien banal, ponctué de repas, de bains de soleil et d’allers-retours entre cette bâtisse nichée dans les collines et la plage en contrebas. 
L’arrivée de la soeur aînée d’Anna vient jeter le trouble dans cette tranquillité. Anna ne tarde pas à remarquer qu’entre sa nièce Léa et sa mère, quelque chose d’étrange est en train de se passer… Imagination délirante d’une ado sensible ou réalité morbide ? 

Tout le monde avait raison en dépit de moi, moi aveugle parce que j’avais seize ans et qu’à seize ans on ne voit pas les paradis, moi haineuse parce que les désirs d’ailleurs embrumaient les beautés d’ici, moi enragée parce qu’ici j’étais seule et presque vide, aussi vide que la maison l’est aujourd’hui, avec sa gueule de vieille peau.

  

Salle des rencontres – Tout public 

Rencontre animée par Pascal Jourdana – Entrée libre.
Renseignements : Médiathèque Louis-Aragon – 04 42 80 27 97
Suivie d’une séance de signature, avec la librairie L’Alinéa

Marie Neuser intervient également le même jour auprès des élèves du lycée Langevin à Martigues.