Mardi 18 février

Entre les éditions antédiluviennes de Sony Labou Tansi et les poètes majeurs de chez « Continents noirs », je fais mon festin…
Rétro-journal de résidence #14

La mystérieuse bibliothèque d’incunables du Centre Wallonie-Bruxelles… © Benoît Virot

Rendez-vous au Centre Wallonie-Bruxelles, dont j’explore patiemment la bibliothèque, puisque celle-ci a eu l’heur de n’être pas désherbée. Le rayon belge est intéressant bien sûr, avec ses œuvres poétiques de Charles Plisnier, mais le rayon africain est plein, notamment des belles éditions Dapper. Entre les éditions antédiluviennes de Sony Labou Tansi et les poètes majeurs de chez « Continents noirs », je fais mon festin…

Gauz anime un atelier d’écriture auquel je me joins de temps à autre en prétendant apporter la nuance et la pondération. Plutôt que d’asséner la bonne parole, ou de faire écrire à la hussarde, Gauz a eu la bonne idée d’interpeller ceux qui ont amené un court texte avec eux. Ce seront deux proses écrites et conservées sur téléphone. Deux satisfecit pour ces deux textes pleins d’humour, le premier en rapport avec les ateliers de la veille, le second avec les « poils de pied » du père comme plus haut signe de virilité, un récit qu’on juge tous les deux quasi publiable. Gauz enchaîne avec la genèse et le plan de son Camarade Papa… La séance (trois heures elle aussi) se prolonge par une photo de famille et un entretien. Je croise Esdras, un des participants, qui ambitionne surtout de ramener des fonds privés vers la littérature, et j’espère qu’on restera en contact.

Petite heure de travail l’après-midi sur les épreuves du « Trump » qu’on doit imprimer dans la semaine. Hormis les réponses aux mails et l’agenda des voyages et des cours, c’est quasiment la première heure que je consacre exclusivement à la maison d’édition.

 

De table ronde en table ronde, de panel en débat, un éditeur français et un revuiste congolais © Benoît Virot
L’atelier d’écriture de Gauz au Centre Wallonie-Bruxelles… © Benoît Virot