La première chose que je peux vous dire… #3

La revue de La Marelle

Septembre>décembre 2014

Textes inédits de : Håkan Lindquist, François Beaune, Laurence Vilaine.

 

Au sommaire de ce numéro 3

 

Textes inédits

Éléments d’une conversation, de Håkan Lindquist
Histoires vraies de Gaza, de François Beaune
Les Pieds dans le soleil, de Laurence Vilaine

Les Chroniques

Dans le grand cercle du monde, de Jospeh Boyden, par Marguerite Capelle / La Lune dans le puits, de François Beaune, par Luc Joulé / Jamais par une telle nuit, de Magali Brénon, par Laurence Vilaine / Pages inespérées, de Julio Cortázar, par Jacques Jouet / Brèves numériques :  [lire+écrire] – Collection d’édition numérique italienne « Collirio » 

 

Éditorial  

C’EST DÉJÀ LA TROISIÈME FOIS QUE LA REVUE La première chose que je peux vous dire..paraît, proposant à nouveau trois textes inédits.

Håkan Lindquist, romancier suédois très attaché à la France, possède une écriture tout en finesse, ses phrases faites de vibrations intimes et sensibles, au plus près des émotions humaines et de leurs activités. Il souhaite placer au centre de son prochain livre la ville et le port de Marseille. Il nous offre ici un extrait inédit en français de son dernier livre paru en Suède, Trois jours et deux nuits.

Laurence Vilaine explore des existences, avec grâce, pudeur et clairvoyance. Elle propose également un extrait inédit de son prochain roman, Les Pieds dans le soleil. Des êtres déplacés qui glissent dans la ville, une tension aussi palpable que la noirceur de la nuit, des mémoires défaillantes, des chuchotements qui sont des cris… Mille choses de la vie, cette vie hélas souvent malmenée, en particulier quand on est une femme.

Laurence Vilaine et Håkan Lindquist ont un air de famille : publiés chez le même éditeur, Gaïa, ils possèdent – outre des yeux clairs d’une grande luminosité ! – une semblable sensibilité face à la nature humaine, le même regard doux sur les êtres, les paysages et les objets. Et l’art de savoir écrire les silences…

François Beaune, enfin. Après avoir parcouru une douzaine de pays du bassin méditerranéen, rencontré des centaines de personnes pour recueillir leurs récits – les « Histoires vraies de la Méditerranée » – puis les écrire et les raconter encore, François Beaune s’est installé à Marseille. Arrivé au bout du voyage ? Non, car d’ici il poursuit ce projet, enthousiaste et toujours fasciné par ces fragments de vie qu’il fait partager. Pour la revue, c’est une étape à Gaza qu’il nous restitue, avec trois récits : sa manière à lui de « tenter d’incarner l’histoire présente ».

Et pour la partie « Chroniques », nous sommes heureux de faire se croiser les noms de Joseph Boyden, Magali Brénon, Jacques Jouet, Julio Cortázar, Luc Joulé, Marguerite Capelle, et, encore, Laurence Vilaine et François Beaune. Ça circule beaucoup dans ces pages, comme à La Marelle tout au long de l’année ! Beaucoup d’énergie pour un souhait, très simple : que chacun, auteur comme lecteur, se sente bien dans cette « maison ».

Pascal Jourdana

 

La revue La première chose que je peux vous dire…, environ 40 pages de lecture, paraît trois fois par an. L’acheter, s’y abonner, c’est aider La Marelle à faire émerger de nouveaux projets littéraires en soutenant les auteurs, afin de faire connaître la diversité et la richesse de la création contemporaine.

Broché / 40-44 pages / Prix de vente 6 € / En vente dans certaines librairies (diffusion en cours), à La Marelle et sur abonnement : 15 € pour un an, 3 numéros / 28 € pour deux ans, 6 numéros / frais de port sont offerts pour la France métropolitaine (voir ci-dessous).  

 
Le Minuscule

Le Minuscule, exemplesCette revue est intégralement rédigée en Minuscule, un caractère typographique pour les très petits corps conçu par Thomas Huot- Marchand. Celui-ci l’a imaginé après son arrivée à l’Atelier National de Recherche Typographique (ANRT), quand il a découvert les travaux d’un ophtalmologue du XIXe siècle, le docteur Émile Javal, lequel avait développé une incroyable « Théorie des Impressions Compactes ». Ce caractère existe en cinq dessins différents et s’inscrit dans un vaste travail de recherche sur les limites de la lisibilité typographique.

Le Minuscule a reçu le Certificate of Excellence in Type Design du Type Directors Club de New York dans le concours TDC2 2005. Erik Spiekermann l’a également élu Favourite Font of 2007 et Paul Shaw comme l’une des Ten Typefaces of the decade dans Imprint. La première chose que je peux vous dire… et l’équipe de La Marelle sont heureuses de contribuer à sa diffusion. 

D’une élégance discrète, le Minuscule offre en outre, grâce à sa très grande lisibilité, une réduction significative de la consommation d’encre et de papier, sans nuire au confort de lecture.