La première chose que je peux vous dire… #1

La revue de La Marelle

Janvier>mars 2014

Textes inédits de : Sylvain Coher, Julien Mabiala Bissila, Anne Savelli.

 

Au sommaire de ce premier numéro

 
Textes inédits

Grand Large, de Sylvain Coher
Après une longue apnée, de Julien Mabiala Bissila
Anamarseilles, d’Anne Savelli

 

Les Chroniques

If Marseille – Benoît Gontier et Juan Manuel Villalobos, par Khaled Osman / Perséphone aux jardins de sainte Radegonde – Delphine Bretesché, par Lydie Marchi et LN Boul / Étonnamment étonnée – Arno Bertina et Frédéric Lecloux, par Yann Lorteaux / Le Roman-feuilleton, collectif – Avec Bruno Boudjelal et Sid Ahmed Semiane, par Fred Robert / Brèves numériques : Alkmene, Ramiro Vásconez – La Main de l’aveugle, Pierre Ménard

 

Éditorial 

LA PREMIÈRE CHOSE QUE JE PEUX VOUS DIRE…, c’est l’incipit de La Vie devant soi d’Émile Ajar (Romain Gary). C’est aussi ce que souvent nous entendons lorsque nous rencontrons un auteur à qui nous souhaitons proposer une résidence à La Marelle. Sa voix, ses premiers mots qui surgissent et qui anticipent une présence de longue durée.

La première chose que je peux vous dire…, c’est aussi la promesse, l’ébauche d’un texte à venir, d’un projet à mener ensemble, l’excitation d’une nouvelle histoire à raconter, d’une nouvelle forme à inventer, de nouvelles rencontres à faire.

La première chose que je peux vous dire…, c’est enfin cette adresse de l’auteur au lecteur, ce lien intime qui se créé par l’intermédiaire du langage, d’une expression littéraire, de cette alchimique passage du je au vous.

La première chose que je peux vous dire…, c’est aujourd’hui une revue, destinée à héberger les textes d’auteurs accueillis en résidence à La Marelle, à la Friche la Belle de Mai, à Marseille. Des textes qui seront presque toujours inédits, proposés en « avant-première », avec l’émotion, parfois – une émotion que nous espérons partagée –, de lire des œuvres en devenir, en train de naître sous nos yeux. Trois fois par an, ce sont ainsi des textes d’écrivains écrits à Marseille, ou pour Marseille. Des textes qui permettront aux lecteurs de mieux connaître les résidents à qui nous proposons aussi de rencontrer le public pour parler de leur travail.

Notre ambition n’est pas de devenir une revue critique (il y en existe beaucoup, et d’excellentes), mais de proposer un lieu d’accueil et de fidélité, d’amitiés et de rencontres. Raison pour laquelle la partie « Chroniques », destinée à rendre compte de parutions récentes des auteurs qui sont passés par La Marelle, sera rédigée par des contributeurs, certes parfois journalistes littéraires, mais plus souvent écrivains eux-mêmes, ou des personnes ayant noué des relations artistiques ou amicales (souvent les deux) avec les auteurs durant leurs séjours. Manière de garder un certain esprit de famille.

La première chose que nous avons à vous dire, à présent, c’est de vous inviter à lire ces pages, et celles des prochains numéros de la revue.