La première chose que je peux vous dire… #2

La revue de La Marelle

Avril>juillet 2014

Textes inédits de : Emmanuel Darley, Roberto Ferrucci, Robert McLiam Wilson.

Au sommaire de ce deuxième numéro

 

Textes inédits 

Une chose, d’Emmanuel Darley
L’amour sur l’autoroute : soixante-cinq arrêts de bonheur, de Roberto Ferrucci
Belle de Mai, de Robert McLiam Wilson

 

Les Chroniques


Va jusqu’où tu pourras, de Sefer Ecer, Michel Bellier et Stanislas Cotton, par Rébecca Piednoir / Méditerranée et exil, aujourd’hui, collectif sous la direction de Michel Gironde, par Nassim Amrouche / Monastère, d’Eduardo Halfon, par Chloé Mathieu / Dur dur d’être une star, d’Ingrid Thobois (ouvrage jeunesse), par Lætitia Santoni / Brèves numériques : revue additionnaldocument.org, Document d’artistes – Maison d’édition numérique publie.net

 

Éditorial  
 

CETTE DEUXIÈME LIVRAISON DE LA REVUE La première chose que je peux vous dire… comprend trois textes inédits d’auteurs. Deux d’entre eux sont accueillis à La Marelle au cours de ce premier semestre 2014, Emmanuel Darley et Roberto Ferrucci, le troisième, Robert McLiam Wilson, y ayant été reçu au printemps 2012.

La première chose que nous offre Emmanuel Darley, romancier et dramaturge, c’est un récit lié à un travail d’écriture mené antérieurement, qui s’intéressait à la question des migrations contemporaines et de toutes les violences qui s’y attachent. « Une chose », récit dur et amer, est en même temps comme une passerelle vers un nouveau cycle, qui sera celui du temps de la résidence, où Emmanuel Darley compte renouveler son propre regard sur cet objet attirant, multiple et agressif qu’est la ville.

La première chose que nous dit Roberto Ferrucci, c’est qu’une histoire de bonheur peut aussi être un objet littéraire fascinant. À partir des Autonautes de la cosmoroute, dont il fait une lecture sensible, il évoque l’amour qui unissait ses deux auteurs, Carol Dunlop, également photographe, et Julio Cortázar – sous le signe duquel, rappelons-le, se place le projet de La Marelle. Une introduction au « Colloque Cortázar » qui débute en avril, mais aussi une œuvre référence pour Roberto Ferrucci, chez qui œuvre et vie affective sont liées, et qui, lui aussi, intègre la photo dans son champ d’écriture.

Enfin, la première chose que nous confie Robert McLiam Wilson, écrivain irlandais reçu en résidence au printemps 2012, c’est sa perception de la Belle de Mai à Marseille. Venu avec le projet précis de faire un travail documentaire sur le racisme, il a découvert un quartier, et parvient, avec le talent qu’on lui connaît, à lui restituer sa voix, sa gouaille, ses couleurs. Absent des tables nouveautés depuis longtemps, il montre ici, de manière éclatante, qu’il demeure ce grand écrivain dont nous attendons avec patience le prochain roman. Nous avions entendu Robert McLiam Wilson il y a deux ans lire lui-même certains de ses récits. Nous sommes heureux aujourd’hui de vous les faire partager, comme nous sommes heureux de vous faire découvrir ceux d’Emmanuel Darley et de Roberto Ferrucci.