Jour J-11

Le cadeau trouvé à mon retour dans une poche.

 

Un grand moment en cette journée de ciel incroyable, je suis interviewée pour le site Internet de France Culture, par une jeune femme absolument charmante avec qui nous avons fait une photo au retardateur pour ce blog. L’image ne sera donc pas postée dans cet article mais dès qu’elle me l’enverra. Guillaume Laidain est arrivé ce soir, nous avons rendez-vous à 9h30 au Petit Théâtre avec le technicien, je ne sais pas encore si je place au sol la pièce tissée et le dessin, ou seulement la pièce tissée, ou seulement le dessin. Je déménagerai tout là-bas pour les essais.

Séance d’acupuncture ce matin voilà sur la table le docteur vient de sortir il a baissé la lumière essayez de penser à des choses positives. Je rumine sur la table je vois une grotte et à l’intérieur un homme-bête sauvage je ne le vois pas j’entends son rauque terrifiant en bas de la montagne les villageois se terrent dans les maisons, on interdit aux enfants de sortir jouer essayez de penser à des choses positives les cris redoublent la montagne tremble des éboulis de roches viennent s’écraser sur les maisons les enfants pleurent les parents tremblent essayez de et là je les ai vues sortir. Une femme deux femmes toutes les femmes du village tenant dans leurs bras des fourrures épaisses les enfants les suivent avec de plus petites fourrures elles se mettent en marche certaines ont de grands gourdins de bois, ça rugit les femmes montent gravissent escaladent les enfants tombent et se relèvent ils se cachent ça rugit elles continuent ça rugit ça dure et ça dure essayer de penser à elles encerclent la grotte. Elles sortent d’entre leurs seins des nourritures spéciales homme-bête qui hurle dans sa grotte et elles la déposent à l’entrée. Elles retournent se cacher et l’homme-bête d’approcher de humer de grogner de goûter de manger et les femmes toutes ensembles de lui sauter dessus essayez de penser à des choses positives, elles lancent les lourdes fourrures sur l’homme-bête il tombe et des tonnes de fourrures chaudes et douces le plaque au sol. Les femmes portant le bâton approchent. Au premier grondement elles frappent les fourrures et l’homme-bête dans le dessous ne sent pas le dur mais entend le son qui parle à son grognement essayez de penser à des choses positives, les enfants ont envahi la grotte et préparent un feu ils resteront jusqu’à ce que l’homme-bête se soit rendormi. En attendant ils dessinent sur les parois. Les femmes parlent et frappent de temps en temps, de moins en moins souvent puis plus. Voilàààà vous vous êtes bien reposée, vous allez pouvoir vous rhabiller.