Jeudi 13 février

Passage à Rouen pour mettre la dernière main avec l’auteure à un flamboyant roman narratif qui se passe entre la Norvège et le Nigeria. Rétro-journal de résidence #9

Le quartier de la gare, Rouen

Parenthèse enchantée dans la résidence enchantée. Demain, à cette heure, je serai dans un vol pour Kinshasa. Ce matin j’atterris à Rouen pour mettre la dernière main avec l’auteure à 0., flamboyant roman narratif qui se passe entre la Norvège et le Nigeria. Je résume ainsi l’ouvrage pour le moment, en me demandant si c’est suffisant pour transmettre le sel du récit et attirer le plus grand nombre : « Le livre se passe entre l’Islande et le Golfe de Guinée. Une femme part à la recherche de l’amour de sa vie, mort sous les balles des chasseurs de pétrole, en suivant deux pistes : le sorcier africain dont il était le patient ; et la lecture des sagas islandaises, dont il était un lecteur fanatique. »

On s’est donné rendez-vous au musée des Beaux-Arts, entourés par de généreuses fresques de la hauteur des murs (presque comme les Raphaël de Milan). Mais les seules boissons qui tournaient alentour étaient celles du service… Le café du musée a fermé sans trouver de repreneur. La ville a l’air d’une belle endormie. Pas le temps d’aller à L’Armitière, car j’ai rendez-vous à 15 heures avec un producteur de musique et à 16 avec l’opticien de François Hollande et du Dalaï Lama qui va m’offrir des lunettes « de près ».

Destination Kinshasa, République démocratique du Congo © Benoît Virot