La dernière tâche

Håkan Lindquist

Résidence du 25 août au 28 octobre 2014

Dans son prochain livre, Håkan Lindquist veut entremêler les souvenirs, les lieux, les personnages, comme il aime le faire, d’un roman à l’autre, d’une époque à l’autre. Il va s’imprégner de Marseille, découvrir les modes de vie, les lieux, rencontrer des marins, des pêcheurs, recueillir des témoignages pour construire une image de la ville des années 50 la plus proche de la réalité.

Très attaché à la France, Håkan Lindquist a déjà situé un roman en Touraine, et évoqué la région de Marseille, qu’il souhaite à présent placer au centre de son prochain livre.

Deux motifs principaux sont à l’origine de son intérêt pour la région : d’une part l’attrait de la mer (une mer du Sud, pour ce Scandinave), du monde des marins, des ports, aussi bien voyageurs qu’industriels ; d’autre part le rapport à l’Histoire, particulièrement à l’après-guerre de 1939/1945.

Dans son prochain livre, Håkan Lindquist veut entremêler les souvenirs, les lieux, les personnages, comme il aime le faire, d’un roman à l’autre, d’une époque à l’autre. Il va profiter de sa résidence à La Marelle pour s’imprégner du Marseille d’aujourd’hui et rechercher le Marseille d’avant, découvrir les modes de vie, les lieux, rencontrer des marins, des pêcheurs, recueillir des témoignages pour construire une image de la ville des années 50 la plus proche de la réalité. Ce temps de découverte et de travail a été précédé d’une période de « prélude », avec un court séjour à la Marelle en novembre 2013.

L’écriture de Håkan Lindquist est tout en finesse, ses phrases sont faites de vibrations intimes et sensibles, au plus près de la beauté des éléments naturels, de la justesse des émotions humaines, et de la description de leurs activités.

« Je suis né et j’ai passé mon enfance dans la petite ville côtière d’Oskarshamn, dans le Småland, en Suède. J’ai grandi parmi mes trois sœurs et mes trois frères. Mon souvenir le plus ancien est celui de l’appartement une-pièce dans lequel nous habitions jusqu’à mes quatorze mois. Je suis par terre – ou plutôt assis sur le pot – regardant mes parents. L’image est très vivante. Mes parents sont assis dans la cuisine, absorbés par un jeu de société. C’est le soir. Une lampe pend au-dessus de la table. Sa lueur atteint presque la porte à l’autre bout de la pièce. La porte est entrouverte. De l’autre côté, mes trois frères dorment. C’est un souvenir. Parmi beaucoup d’autres. »

 

Håkan Lindquist a bénéficié pour cette résidence d’une aide du Centre National du Livre (CNL).

 

Texte inédit

Un extrait du nouveau roman d’Håkan Lindquist est publié dans le numéro 3 de la revue La première chose que je peux vous dire…,  parution septembre 2014.