Jeudi 20 février

À la pêche aux manuscrits au bord du fleuve Congo © Benoît Virot

Réveil au bord du fleuve, ou peu s’en faut. Je vole une heure au programme pour m’esquiver au bord des terrasses du fleuve, et me fais l’effet d’être un pirate recherché par toutes les polices (heureusement, l’IF n’est pas Interpol). Attraper un taxi au vol n’est pas gagné. Là-bas, c’est le lieu de prédilection des amoureux ou des couples hâtifs. Décor idyllique de pirogues, de tonnelles et de chaises sur lesquelles on ouvre fruit de la passion sur fruit de la passion, on marche sur de l’herbe grasse ou des sacs de riz, et on contemple les hoquets de colère du fleuve dont je n’aurai pas réussi à voir les zones baignables (il faut aller loin). Longue contemplation d’un pêcheur loti sur un banc de sable pour jeter son filet dans toutes les configurations possibles (les bancs sont rares, il est formellement déconseillé aux impétrants de s’aventurer à plus de quelques centimètres de la berge sous peine de subir le sort de Philippe de Dieuleveult… C’est dans la toute proche embouchure du fleuve Congo qu’a disparu l’animateur d’Antenne 2).

Départ pour l’aéroport de Ndjili avec 6 h 30 d’avance pour se prémunir des ralentissements sur la route. L’occasion de documenter ces bords de route toujours aussi grouillants. De refaire le point sur les étranges métiers de la route : ramasseurs de poussière sisyphéens ; vendeurs de packs d’eau XXXL ; vendeurs de cerfs-volants…

Du trajet dans la voiture de l’ambassadeur au vol, le retour est très doux. Peut-être la présence d’A., attentive et posée, et qui forme avec moi un contraste électrique. On parle longuement avec elle mémoire et concentration.

 
[caption id="attachment_15766" align="alignleft" width="273"] La vérité sort de la bouche des camions © Benoît Virot[/caption] [caption id="attachment_15767" align="alignleft" width="400"] J’apprends le lingala en deux leçons (avec Jonathan Kapinga) © D.R.[/caption]

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Benoît Virot

30 avril 2020

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