CAROLINE GAMON

En chemin

Septembre-décembre 2018 / juin 2019

Inspiré par la figure archétypale de la petite fille de conte, un personnage comme absent, dont le corps se charge petit à petit des paysages rencontrés. Avec Fotokino et Altiplano.

Dans mes projets de peinture comme en illustration, je m’intéresse principalement à la question de l’identité, de la place et des frontières éprouvées par chaque être, inspirée par les contes, les chasses à l’homme et la marginalisation en général, j’aime rendre compte de cela dans des univers souvent empreints d’étrangeté et/ou de poésie. Dans le cadre de cette résidence, je souhaite principalement travailler sur le projet « En chemin », dont le titre reste encore à définir mais qui me poursuit depuis plusieurs années maintenant !
 
Quête identitaire, critique de la place attribuée à la « petite fille », j’envisage ce projet comme une invitation à l’aventure et à la rencontre de l’autre. Inspiré par la figure archétypale de la petite fille dans le conte, entre Boucle d’or et Alice, ce projet présenterait un personnage en découpe (ou en silhouette, à définir encore), comme absent, dont le corps se chargerait petit à petit, à chaque page des paysages vécus rencontrés.
 
Au tout début du livre, le personnage devrait figurer à une échelle extrêmement réduite pour grandir au fur et à mesure de sa traversée, après avoir bravé l’interdit et être sortie de son rôle attendu de « petite fille », qui reste sagement à la maison, pour finir pleine (et non plus en découpe ou silhouette) grande et entière. Comme dans chaque conte, l’enfant est mis en garde, ne pas s’éloigner, ne pas s’aventurer. Puis elle est attirée par des fleurs, ce qui est encore très « cliché de la petite fille », elle cueille son bouquet comme le voudrait le conte, mais ce dernier est si gros qu’elle ne voit plus devant elle et se sent perdue, encombrée de cet attribut.
 
Elle marche longtemps, longtemps, longtemps, avec ce bouquet grotesque jusqu’à ce que ce dernier s’étiole et lui laisse enfin vivre pleinement sa traversée, libérée des interdits et des rôles qui lui sont assignés. Ces fleurs lui auront tout de même permis de s’éloigner, sans trop s’en rendre compte, traverser des mers, franchir possiblement des frontières. Commenceront alors des rencontres avec divers animaux et personnages, mi-inquiétants, mi-magiques, qui s’avèreront en fait de fidèles alliés sur son chemin.
 
Caroline Gamon

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La première chose
que je peux vous dire…

Caroline Gamon

Peintre, illustratrice, autrice
France

Diplômée de la section illustration de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2011, Caroline Gamon travaille depuis en tant que peintre et illustratrice. Elle réponds régulièrement à des commandes pour la presse et l’édition (Le Monde, L’Obs, The New York Times, revue XXI, Télérama…) et a publié son premier album jeunesse en 2017 chez Gallimard. Elle aime multiplier les expériences et travailler dans différents champs d’activités, considérant que chaque chose est à même d’en nourrir une autre : commandes pour la presse adulte, projets personnels pour la jeunesse, expositions de peinture et interventions auprès de différents publics. Elle intervient chaque année au Quartier Mineurs de la Maison d’Arrêt de Strasbourg, dans divers groupes scolaires pour des ateliers périscolaires, mais égale- ment en collaboration avec des instituteur·trice·s, via les projets « Acmisa » ou « l’Art à l’école » implantés en région Alsace où elle réside actuellement.
 
Parutions
Jeunesse
Ma panthère noire, Gallimard, texte Anne Sibran, 2017
Les Secrets du Louvre, éditions du Louvre & Actes Sud Junior, texte documentaire Béatrice Vingtrinier, 2013
 
En revues collectives
Parutions dans
– Nyctalope, Magnani
– Pan, coédition Pan & Magnan
– The Parisianer, 10-18
– La France au soleil, Milan & demi
 
Sitographie

– Son site personnel

– Sa page Instagram

– Sa page Facebook