Dessins dansés

Boris Charmatz à la Friche Belle de mai, avec ses danses de nuits, variations autour du dessin de l’espace. Ecrire l’espace, l’ouvrir, le féconder entend-on, et on se perd dans espaces renversés, dans ces lignes ouvertes par les corps. On distingue un texte sur Fassbinder murmuré, on entend, voit, les corps à terre de l’attentat de Charlie Hebdo, mais aussi les icônes mises à mort, les caricatures des corps, et puis cette phrase répétée. Ecrire. Dormir. Ecrire. Dormir.

Et la volonté de faire bouger les autres corps, pas seulement ceux des danseurs. De trouver une force de joie, d’énergie retrouvée, ensemble, tout contre.

 

Dessin, Bruno Lahontâa

http://www.borischarmatz.org/?danse-de-nuit

 

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