CoLibriS 2013 Regards latino-arabes – Les invités

24 au 30 avril 2013 à Marseille (Friche La Belle de Mai) et en PACA

Rencontres littéraires internationales

Avant-programme : la liste des invités, venus d’Amérique latine, du monde arabe et d’ailleurs.

 

Présentation générale
> Les invités / L’équipe et les partenaires
Le programme > Mercredi 24 avril – Soirée cinéma et littérature, spécial Chili
> Le programme > Jeudi 25 avril – Journée d’étude Idemec/MMSH, Des Méditerranées latino-arabes
 > Le programme> Vendredi 26 avril – Inauguration à la Friche la Belle de Mai, rencontres, lectures
 > Le programmeSamedi 27 avril – Rencontres, lectures à la Friche, Milonga littéraire au Studio AKDmia
 > Le programmeDimanche 28 avril – Rencontres, lectures à la Friche la Belle de Mai, concert de clôture
 > Le programmeLundi 29 et mardi 30 avril – Mexique/Maroc au CITL d’Arles, rencontres scolaires
 > Le programmeProgramme complet (téléchargement en pdf)

 


 

Les invités

 

ALGÉRIE

 

Maïssa Bey est née dans un petit village au sud d’Alger. Son père, combattant du FLN, a été tué durant la guerre. Après des études au lycée Fromentin d’Alger, puis universitaires, Maïssa Bey a été Professeur de français à Sidi-Bel-Abbès, dans l’ouest algérien, où elle réside toujours et anime une association culturelle : Paroles et écritures.
Nourrie, imprégnée de culture française, elle écrit dans cette langue. Au commencement était la mer… est son premier roman. Elle a notamment publié chez Grasset Nouvelles d’Algérie (1998), tiré de Cinq romans algériens (Marsa, France, 1998, Grand Prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres 1998), ou aux éditions de L’Aube, Pierre, Sang, Papier ou Cendre (2008, Grand Prix du roman francophone SILA 2008). Son œuvre tente de briser les secrets et les tabous de l’histoire et de la société algériennes, de rompre les silences et les non-dits dans la confrontation des passés et des générations.

Puisque mon cœur et mort, L’Aube, 2010.
 L’Une et l’autre, L’Aube, 2009.

 

Kamel Daoud est né le 17 juin 1970 à Mostaganem. Il est journaliste et chef de rédaction au Quotidien d’Oran, pour lequel il tient la chronique « Raïna Raïkoum » (« Notre avis est le vôtre »). Avec une ironie grinçante, il dresse le portrait au vitriol de l’Algérie des années 2000 : sa plume, qui suscite de nombreuses réactions parmi ses lecteurs, joue un rôle important dans le combat contre le pouvoir en place. Il a publié en Algérie des recueils de nouvelles et de chroniques, ainsi que des romans qui ouvrent les portes de mondes imaginaires sombrement loufoques. En 2002, La Fable du Nain explore le thème de l’aliénation et de la folie. Dans Ô Pharaon, il invente l’histoire d’un maire imaginaire qui a amassé une fortune considérable grâce à de multiples combines. Son premier livre publié en France, un recueil de nouvelles, paraît en mai 2011. Il travaille actuellement à un roman qui met en scène le frère de l’Arabe tué par Meursault dans L’Étranger de Camus.

Minotaure 54, Sabine Wespieser, 2011
L’Arabe et le vaste pays de ô..., Barzakh, 2008, Prix Mohammed Dib

 


 

 
ARGENTINE

 

Matías Néspolo est né en 1975 à Buenos Aires. Il étudie les lettres et participe à la revue culturelle Boca de sapo. En 2001, il voyage à Barcelone sans motif précis, s’y installe et fonde une famille. Depuis quelques années, il coordonne le supplément culturel Tendències de El Mundo. Il a publié en 2005 son premier livre de poèmes en langue espagnole : Antología seca de Green Hills. Certains de ses contes sont sortis dans des anthologies et il a participé à l’essai controversé intitulé Odio Barcelona (Je déteste Barcelone) qui apporte un regard critique, subversif et politiquement incorrect sur la capitale catalane.

Il a reçu pour son premier roman Sept façons de tuer un chat (Thierry Magnier, 2012) des éloges enthousiastes de la part de la critique.

 


 

 
CHILI

 

Walter Garib est né au Chili, à Requinoa, en 1933 au cœur d’une famille d’origine palestinienne, émigrée en 1910 et demeure actuellement près de Santiago du Chili.
Tout en dirigeant l’entreprise textile familiale, Walter Garib s’est longtemps enfermé cinq heures par jour dans son bureau pour se consacrer à sa passion littéraire nourrie par les récits fabuleux de ses grands-parents. Il a ainsi écrit des recueils de nouvelles, des articles de journaux et treize romans dont l’un a été récompensé en 1989 par le Prix municipal de littérature de la ville de Santiago. À trois reprises il a été directeur de la SECH (Société des écrivains du Chili) et poursuit aujourd’hui encore son activité littéraire.
Le Voyageur au tapis magique plonge dans les racines familiales de l’auteur : il y raconte l’arrivée et les tribulations d’Aziz, un Palestinien, sur les terres latino-américaines. Le récit de cette aventure est celui de toute une génération d’Arabes fuyant la domination de l’Empire Ottoman.

Le Voyageur au tapis magique, L’Atelier du Tilde, Lyon, 2012
L’Homme qui cherchait son visage, New-Legend, Paris, 2000

 

Dernière nouvelle : la venue de Miguel Littín est annulée.

Miguel Littín est né au Chili en 1942, d’une famille d’immigrés arabes et grecs. Il est réalisateur, scénariste, acteur et producteur pour le cinéma et la télévision, mais aussi écrivain. Son œuvre est un témoignage des troubles de la politique chilienne du XXe siècle, et de la souffrance de ses contemporains latino-américains. Militant politique très lié au président Salvador Allende et à l’Unité populaire, il fut le héros du livre de Gabriel García Márquez L’Aventure de Miguel Littín, clandestin au Chili. Dans sa carrière, Littín a reçu de nombreuses nominations et plusieurs distinctions internationales. Parmi ses œuvres : Le Voyageur byzantin, Métailié, 2003 ; Dawson, Isla 10, 2009 (film, d’après le roman de Sergio Bitar, cf ci-dessous) ; La Última luna, 2005(film).

 

Sergio Bitar Sergio Bitar Chacra (né le 30 décembre 1940 à Santiago du Chili), est un homme politique chilien. Il a été Ministre de l’Industrie minière en 1973 et Ministre de l’Éducation de 2003 à 2005. Il a exercé au sein du Parti Pour la Démocratie (PPD) les fonction de Vice-Président  en 1990, de Secrétaire général entre 1990 et 1992 et de Président en 1992. Il est l’auteur du livre autobiographique Isla 10, qui a fait l’objet, en 2009, du film de Miguel Littín, et qui retrace l’histoire des camps sur l’île de Dawson, en Terre de Feu,où Sergio Bitar a été retenu comme prisonnier politique dans un camp mis en place par la dictature de Pinochet.

 

 


 

 

ÉGYPTE

 

Dernière nouvelle : la venue de Gamal Ghitany est annulée, pour cause d’hospitalisation.

Ghitany Gamal © Hermance Triay

Gamal Ghitany publie ses premiers textes à seulement dix-sept ans, sous l’influence notamment de l’écrivain Naguib Mahfouz. Dans ses écrits, aussi poétiques que politiques, il dénonce la politique de Nasser, ce qui lui vaut d’être emprisonné d’octobre 1966 à mars 1967. Devenu journaliste à sa libération, il travaille comme correspondant de guerre entre 1969 et 1973. Au milieu des années 1990, il fonde le journal Akhbâr al-Adab, qui devient rapidement une référence culturelle dans le monde arabe. En dénonçant régulièrement l’oppression religieuse et policière, le fanatisme et en se battant pour la liberté de son peuple, Gamal Ghitany est devenu une figure majeure de la scène culturelle égyptienne. Parmi ses ouvrages : Muses et égéries, Seuil, 2011 ; Le Livre des Illuminations, Seuil, 2005 ; La Mystérieuse Affaire de l’impasse Zaafarâni, Sindbad/Actes Sud, 1991.

 

 

Khaled Osman est né en Egypte, mais a grandi en France. Il s’est toujours intéressé à la littérature arabe, d’abord comme lecteur, puis comme traducteur. Déçu par la pauvreté de la bibliothèque arabe traduite en français, il décide un jour d’apporter lui-même sa pierre à l’édifice en s’essayant à la traduction. En 1988, Khaled Osman a reçu le Prix de l’Académie française pour sa traduction de Le Voleur et les Chiens et Récits de notre quartier de Naguib Mahfouz. En 2005, Le Livre des illuminations de Gamal Ghitany reçoit le prix Laure-Bataillon de la meilleure œuvre de fiction traduite, décerné par la meet de Saint-Nazaire, ainsi que le prix Amédée-Pichot décerné par le CITL d’Arles. Outre des romans, il a traduit des textes courts, publié des articles pour diverses revues, exercé comme critique littéraire et cinématographique et fait aujourd’hui ses débuts de romancier avec un premier roman.

Le Caire à corps perdu, éditions Vents d’ailleurs en 2011.

 

 


 
ESPAGNE

 

José Manuel Fajardo est né à Grenade en 1957. Journaliste et historien de formation, il a vécu au Pays basque, en France et au Portugal. Il est l’auteur, entre autres, de Lettre du bout du monde (Flammarion), Les Imposteurs (Métailié, 2000), Les Démons à ma porte (Métailié, 2002) qui a reçu le Prix Charles Brisset. Son dernier livre, Mon nom est Jamaïca, commence au cours d’un colloque d’hispanistes à Tel-Aviv : Santiago se met à parler une langue disparue et affirme s’appeler Jamaïca, nom mystérieux dont son amie Dana trouvera l’origine dans un texte du XVIe siècle. L’auteur réalise la prouesse de recréer un passé ignoré tout en écrivant un roman d’aventures très contemporain, de donner la parole à la folie pour analyser les relations familiales et amicales et aller au plus profond de la création littéraire. Ce livre a reçu en 2011 les prix Alberto Benveniste et Bouchons de Culture (Cognac).

Mon nom est Jamaïca, Métailié, 2010
L’Eau à la bouche, Métailié, 2006

 

 


 
FRANCE

 

Christian Garcin est né en 1959 et vit non loin de Marseille. Il a exercé divers emplois : guide-interprète, accompagnateur de voyages, professeur de lettres modernes. Et il a beaucoup voyagé. Au fil des années, ses textes de fiction se nourrissent de plus en plus des voyages qu’il effectue, en développant parallèlement une veine parfois à la lisière du fantastique, ainsi qu’en témoignent par exemple La Jubilation des hasards (2005) ou La Piste mongole (2009).

Les Nuits de Vladivostok, Stock, 2013
Borges, de loin, Gallimard, 2012
Des femmes disparaissent, Verdier, 2011
En descendant les fleuves. Carnets de l’Extrême-Orient russe, avec Éric Faye, Stock, 2011

 

 

 

Judith Gueyfier est née en 1981. Après un bac arts appliqués à Brest, un BTS de graphisme à l’école Dupperré à Paris, et trois années aux arts décos de Strasbourg en Illustration, elle se lance dans la presse puis l’édition jeunesse. Son univers graphique s’est développé autour des voyages, s’est nourri de littérature africaine et maghrébine. Elle exploite ces expériences pour nous livrer avec douceur, confidentialité, la grâce de ses personnages. À partir de ses carnets, elle développe un travail de peinture qu’elle expose régulièrement dans son atelier. D’un trait minutieux, d’un pinceau d’une finesse extrême, elle peint pour nous les couleurs sensibles des scènes qu’elle illustre.

Devine-moi ! Anthologie de 100 devinettes-poèmes du monde entier, Rue du monde, 2011.
Nassim et Nassima, Rue du Monde, 2009.

 

 

Jean-Marie Saint-Lu, agrégé d’espagnol, a enseigné la littérature latino-américaine aux universités de Paris X-Nanterre, puis de Toulouse. En 27 ans, il a fait une centaine de traductions. Grand « passeur » d’auteurs latino-américains (Alfredo Bryce-Echenique, Juan Marsé, Antonio Munoz Molina, Elsa Osorio, Eduardo Berti, Fernando Vallejo, Vilma Fuentes, Jordi Soler…), il est le traducteur de tous les livres de Carlos Liscano parus chez Belfond, et donc un de ses lecteurs privilégiés.

 

 

Gabriel Iaculli est né en 1945 à Marseille. Il a travaillé comme analyste et traducteur en Sciences de l’Éducation avant de se consacrer à la traduction littéraire. Outre son travail remarqué sur quelques phares de la littérature espagnole et latino-américaines (Cervantès, Lorca, Rulfo, Unamuno), Gabriel Iaculli est surtout connu pour ses traductions des romans de Juan Manuel de Prada, de diverses oeuvres de Sergio Pitol, et de Jorge Volpi. Il est enfin le traducteur, entre autres, de Alberto Ruy-Sánchez, Santiago Roncagliolo, Martín Kohan et Juan Carlos Mondragón.

 

 
 
 
 
 

 
GUATEMALA

 

Eduardo Halfon est né au Guatemala en 1971. II est depuis 2000 professeur à l’université Francisco Marroquin, au Guatemala. Il a reçu plusieurs prix littéraires, est traduit en anglais, français, serbe, portugais et néerlandais. En 2007, il est sélectionné par le Hay Festival à Bogota parmi les 39 meilleurs jeunes écrivains latino-américains. Il a été invité en résidence en 2010 à la meet à Saint-Nazaire.

Saturne, meet, 2011
« Mémoire d’enfance », in La Mémoire juste, meet, 2011
« Lointain », extrait de El boxeador polaco, in Les Bonnes Nouvelles de l’Amérique latine, Gallimard, 2010
La Pirouette, La Table ronde, 2013 

 


 

 
MEXIQUE

 

Alberto Ruy-Sánchez est né à Mexico en 1951. Il a suivi ses études supérieures à Paris, et fut l’élève de professeurs tels que Roland Barthes ou Gilles Deleuze. Il dirige depuis 1988 la très réputée revue Artes de México. Son premier roman Les Visages de l’air (Los nombres del aire), une exploration poétique et narrative du désir se déroulant au Maroc, obtint en 1987 le prix littéraire le plus important du Mexique, le Xavier Villaurrutia. Le livre fut un succès, et est réédité depuis chaque année. Son œuvre comprend une quinzaine de titres (romans, essais, poèmes) et a reçu diverses distinctions et prix importants.

Neuf fois neuf choses que l’on dit de Mogador, Les Allusifs, 2006
La Peau de la terre, Le Rocher, 2002
Les Démons de la langue, Fata Morgana, 1999
À mon corps désirant, Galaade, 2012 

 


 

 
TUNISIE

 

Walid Soliman est né en 1975 à Tunis. Il est essayiste et écrivain, et a une activité très importante dans le domaine de la traduction : André Breton et Charles Baudelaire, mais aussi Jorge Luis Borges, Gabriel García Marquez et Mario Vargas Llosa. Outre ses traductions vers l’arabe, Soliman a traduit plusieurs poètes tunisiens et arabes vers le français et l’anglais. Il prépare actuellement une anthologie de la poésie tunisienne en français. Son œuvre personnelle est traduite dans plusieurs langues et est très influencée par la littérature latino-américaine et surtout par le réalisme magique.

Les Griffes des eaux, SOTEPA, Tunis, 2005
La Dernière Heure d’Einstein, coll. Dedalus, Walidoff, Tunis, 2008
Enfances tunisiennes, sous la dir. de Sophie Bessis et Laïla Sebbar, Elyzad, Tunis, 2010

 


 

 
URUGUAY

 

Carlos Liscano est né en 1949 à Montevideo. De 1972 à 1985, il est emprisonné par la dictature militaire uruguayenne. C’est au pénitencier qu’il commence à écrire : il sera sauvé de la folie et du chaos, de la torture et de l’isolement, par les mots. Libéré en 1985, il s’exile en Suède et ne rentrera en Uruguay qu’en 1996. Son œuvre est une réflexion sur la création et ses sources, la dualité entre l’écrivain et l’homme… Considéré en Uruguay comme l’un des plus grands écrivains contemporains, romancier, nouvelliste, poète et dramaturge, ses textes prennent des allures de fable (Vie du corbeau blanc), de roman d’aventures (La Route d’Ithaque), de méditation poétique (L’Écrivain et l’autre), de témoignage dépouillé (Le Fourgon des fous)…

Le Lecteur inconstant suivi de Vie du corbeau blanc, Belfond, 2011
L’Écrivain et l’autre, Belfond, 2010
Souvenirs de la guerre récente, Belfond, 2007

 

 

 
L’ÉDITEUR INVITÉ

 

L’Atelier du Tilde est une maison d’édition située à Lyon qui publie des textes contemporains traduits de l’espagnol, et provenant particulièrement d’Amérique latine. Elle propose plusieurs collections : Les Petits Plis, une collection de textes courts (conte, récit, théâtre, etc.) sous forme de livres objets entièrement réalisés à la main ; Les Inépuisables, des textes patrimoniaux à découvrir ou redécouvrir en français ; Les Inventifs,  une collection  de textes (roman, poésie, récit, nouvelle, etc.) d’auteurs contemporains reconnus dans leur pays et méconnus en France.

 

 

 

 

 

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L’équipe et les partenaires

 

 

Un événement labellisé Marseille-Provence 2013

 

 

Certains invités ont bénéficié de l’aide du  programme de mobilité du Fonds Roberto Cimetta qui a permis de financer le déplacement de leur lieu de résidence jusqu’à Marseille afin de participer au festival CoLibriS.