Papier

Ce recueil a été publié à l’occasion du festival littéraire international CoLibriS, à Marseille, consacré en 2011 au thème de la frontière, qu’elle soit géographique, sociale, linguistique, culturelle ou intime, avec une présence marquée du Mexique. Singulière, multiple, intérieure, extérieure… la frontière est présente, de manière directe ou juste suggérée, parfois seulement « en marge », dans […]

Créations sonores

« C’est un pays que j’ai beaucoup aimé ; j’ai vu ce pays accéder à l’indépendance. Ça a été de grands moments, pour moi… Il faut l’avoir vécu pour savoir ce que ça a été, voir un pays qui accède à son indépendance… »
Entretiens avec la famille Allouche (Hélène, Leyla, Mélisa, Nassim et Fanny), réalisés à Marseille et à Aix-en-Provence en septembre 2012, restitution du projet de résidence de Xavier Bazot à La Marelle.

Créations sonores

« Un assyrien et un chaldéen, ce sont des chrétiens de même civilisation, de même culture, de même histoire ; les uns sont catholiques, les autres ne le sont pas. […] On a des différences, mais il y aussi une communion très impressionnante. »
Entretien avec Frère Mérigoux, réalisé à Marseille en septembre 2012 dans le cadre de la résidence de Xavier Bazot à La Marelle.

Créations sonores

« Je ne suis pas de Marseille, je suis de Paris. Ma famille est en France, voilà, on est entre la France et la Tunisie, la nostalgie nous pousse à aller un peu plus en Tunisie, quand on a l’occasion. Quand la France nous permet… […] Mais on reste étrangers en France et en Tunisie, ça, il faut le dire, ça… »
Entretiens divers, réalisés sur le navire reliant Marseille à Tunis en septembre 2012 dans le cadre de la résidence de Xavier Bazot à La Marelle.

Créations sonores

« Je suis née à la fin de la Guerre civile d’Espagne, dans une prison, la prison des femmes où ma mère était emprisonnée pour activités anti-franquistes… »
Entretien d’Élodia Zaragoza-Turki avec Garance Mesguich, Robert Tricoire et Xavier Bazot, réalisé à Tunis en septembre 2012 dans le cadre de la résidence de Xavier Bazot à La Marelle.

Créations sonores

Une approche sonore et très musicale de l’univers de Laurence Vilaine, auteure de « Le Silence ne sera qu’un souvenir », tout juste revenue d’Algérie pour un nouveau projet d’écriture. « Ici, chaque moment est la partie immergé d’un iceberg, chaque moment, chaque parole, chaque lieu évoqué a son développement en profondeur, tout se rejoint sûrement, en bas, très bas, là où les courants sont peut-être verticaux. »

Créations sonores

Des matières brutes – textes, sons, musique –, des essais, des tentatives : Claire Rengade, auteure, et Cheval des 3, musiciens, jouent à tout tenter. Ils s’abandonnent et laissent les auditeurs, guidés par les voix d’Esther Salmona et de Pascal Jourdana, explorer leur univers, découvrir l’intimité de leur création, suivre les étapes de leurs jeux…

Créations sonores

La pratique artistique d’Ici-Même est protéiforme et transversale, elle croise les approches et brouille les frontières entre les disciplines. À partir de textes recueillis depuis de nombreuses années et en de multiples endroits, des voix se mêlent, s’interpellent, s’expérimentent : « Espace fine » tente ici d’établir une évocation sonore de ce travail.

Projets accompagnés

Clément Baloup, auteur de bandes dessinées, et Sandrine Lana, journaliste, réalisent une BD documentaire et une exposition pédagogique qui racontent le conflit opposant les ouvriers de Fralib à Gémenos (thés et infusions « Éléphant ») avec le géant Unilever, la création d’une coopérative, et l’avenir commun à construire.

Rencontres radiophoniquesRevue

La première chose que je peux vous dire, il faudra ne pas s’en souvenir. Ça sera un mot nu comme un bonjour ou quelque chose avec les yeux. Ça sera un geste de la main, une énergie dans la voix. La première chose, c’est toujours une échappée. C’est quelqu’un d’autre venu de moi qui le prononce. La première chose, c’est moi tout entière et je ne le sais pas.

Revue

La première chose que je peux vous dire c’est que j’ai très envie de venir à Marseille. Passer de l’océan qui est un peu le mien, c’est-à-dire à côté duquel je suis née, ce qui est peu de chose au fond, à la mer dont j’ai toujours pensé, mais pourquoi, que c’était tout comme si j’y étais née. Les pluralités des histoires passées par là, auxquelles je tenais comme si j’y avais été.

Revue

La première chose que je peux vous dire c’est que je vais arpenter les rues de Marseille à pied et que pour moi, avec tout ce qu’il y aura à regarder, à découvrir, à translater ensuite dans la mémoire et dans l’imaginaire, et seulement deux jambes et mes cinq sens plus un sixième à mettre en éveil, ce sera une vraie source de vie quotidienne, avec tous les imprévus, les coups de fatigue et d’enchantement.

Rencontres radiophoniquesRevue

La première chose que je peux vous dire est la préciosité du temps, celui-là précisément offert dans un écrin lors d’une résidence et dont on conserve la clef jalousement, pour qu’il ne s’évapore pas, pour le maintenir à soi, un temps précieux qu’il sera d’autant plus facile à offrir qu’il ne se cabre pas, qu’il ne file ni se défile à la moindre injonction, au plus petit courant d’air, un temps fidèle.

Papier

Cortázar est double : il est l’écrivain argentin caractéristique du « Boom » latino-américain, l’auteur de nouvelles fantastiques typiques du Río de la Plata, le personnage engagé dans la Révolution cubaine. Certes. Mais tout ceci correspond à une image figée qui a vieilli. Ces actes du colloque organisé en 2014 (à Marseille, Fontevraud et Paris), pour le centenaire de sa naissance, dévoilent un Cortázar novateur et décalé.

Rencontres radiophoniquesRevue

La première chose que je peux vous dire est que s’obliger à supprimer la plus belle phrase conduit à la nouveauté. Que la pertinence est, toujours, dissidence et réaction. Que l’urgence oblige à tout mener à son terme. Que l’idée de suicide doit fructifier. Que j’ai d’abord écrit quelque chose de plus beau. Je l’ai supprimé.

Rencontres radiophoniquesRevue

La première chose que je peux vous dire c’est que je suis heureux d’être là, même si je ne sais pas où je suis, ou plutôt parce que je ne sais pas où je suis, alors je n’ai pas besoin de me poser des questions, ni même de penser, ça fait du bien, il suffit de regarder autour de soi, il y a tellement de choses qui se passent ici, ça me rappelle tant d’histoires et ça en appelle tant de nouvelles…