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L’escalier monumental de la gare Saint-Charles à Marseille est composé de 104 marches. À chacune de ces marches, Pierre Ménard fait correspondre un texte, l’ensemble formant un récit aux multiples combinaisons, celui de la rencontre d’un couple à travers le temps et l’espace de cet escalier…

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En jouant avec les lettres du nom de Walter Benjamin, les artistes ont créé l’anagramme Jamel Ibntrewan. L’imaginant exilé syrien réfugié à Berlin, ils décident de partir à la rencontre de l’un en suivant les pas de l’autre. À un siècle de distance, le même tumulte ?

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Pour initier ce prohet, intitulé initialement « Sédiment(s) », Matthieu Duperrex a été en résidence à La Marelle en janvier et février 2016.
« J’aimerais me construire un tout petit cabanon au Tonkin. Ce serait mon Walden Pond et je m’emploierais à imiter Thoreau en écrivant au milieu des marais une nouvelle éthique de la nature, avec en paysage sonore le vacarme de fonderie d’Arcelor, les manœuvres des portiques portuaires et le roulement des poids lourds. »

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La première chose que je peux vous dire c’est que je me sens enthousiaste, cela signifie que l’essentiel est là, parce que tout le reste – les idées, les projets, la technicité, le savoir-faire, les livres déjà publiés, les résidences déjà effectuées – n’est d’aucune aide si l’enthousiasme fait défaut. [Éric Pessan]

Revue

La première chose que je peux vous dire c’est que je m’apprêtais à mentir aux braves gens de La Marelle. Que j’avais perdu mon passeport. Qu’il avait été brûlé dans un énorme incendie. Dévoré par un carcajou. Emporté par une méga-tornade de Louisiane. Volé par un junkie qui m’a fracassé le crâne à coups de tuyau en plomb. Car voyez-vous, je suis un très mauvais voyageur.

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La première chose que je peux vous dire c’est que je suis un écrivain et que je me définis par ce terme depuis le début de ma vie adulte. Cette activité m’identifie comme quelqu’un qui est insatisfait par la nature du monde réel, et qui décide de prendre sa revanche sur ce dernier en le façonnant pour lui donner une nouvelle forme plus agréable…

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La première chose que je peux vous dire c’est que je suis heureux d’être là, même si je ne sais pas où je suis, ou plutôt parce que je ne sais pas où je suis, alors je n’ai pas besoin de me poser des questions, ni même de penser, ça fait du bien, il suffit de regarder autour de soi, il y a tellement de choses qui se passent ici, ça me rappelle tant d’histoires et ça en appelle tant de nouvelles…

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La première chose que je peux vous dire est que s’obliger à supprimer la plus belle phrase conduit à la nouveauté. Que la pertinence est, toujours, dissidence et réaction. Que l’urgence oblige à tout mener à son terme. Que l’idée de suicide doit fructifier. Que j’ai d’abord écrit quelque chose de plus beau. Je l’ai supprimé.

Papier

Cortázar est double : il est l’écrivain argentin caractéristique du « Boom » latino-américain, l’auteur de nouvelles fantastiques typiques du Río de la Plata, le personnage engagé dans la Révolution cubaine. Certes. Mais tout ceci correspond à une image figée qui a vieilli. Ces actes du colloque organisé en 2014 (à Marseille, Fontevraud et Paris), pour le centenaire de sa naissance, dévoilent un Cortázar novateur et décalé.

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La première chose que je peux vous dire est la préciosité du temps, celui-là précisément offert dans un écrin lors d’une résidence et dont on conserve la clef jalousement, pour qu’il ne s’évapore pas, pour le maintenir à soi, un temps précieux qu’il sera d’autant plus facile à offrir qu’il ne se cabre pas, qu’il ne file ni se défile à la moindre injonction, au plus petit courant d’air, un temps fidèle.

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La première chose que je peux vous dire c’est que je vais arpenter les rues de Marseille à pied et que pour moi, avec tout ce qu’il y aura à regarder, à découvrir, à translater ensuite dans la mémoire et dans l’imaginaire, et seulement deux jambes et mes cinq sens plus un sixième à mettre en éveil, ce sera une vraie source de vie quotidienne, avec tous les imprévus, les coups de fatigue et d’enchantement.

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La première chose que je peux vous dire c’est que j’ai très envie de venir à Marseille. Passer de l’océan qui est un peu le mien, c’est-à-dire à côté duquel je suis née, ce qui est peu de chose au fond, à la mer dont j’ai toujours pensé, mais pourquoi, que c’était tout comme si j’y étais née. Les pluralités des histoires passées par là, auxquelles je tenais comme si j’y avais été.

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La première chose que je peux vous dire, il faudra ne pas s’en souvenir. Ça sera un mot nu comme un bonjour ou quelque chose avec les yeux. Ça sera un geste de la main, une énergie dans la voix. La première chose, c’est toujours une échappée. C’est quelqu’un d’autre venu de moi qui le prononce. La première chose, c’est moi tout entière et je ne le sais pas.

Projets accompagnés

Clément Baloup, auteur de bandes dessinées, et Sandrine Lana, journaliste, réalisent une BD documentaire et une exposition pédagogique qui racontent le conflit opposant les ouvriers de Fralib à Gémenos (thés et infusions « Éléphant ») avec le géant Unilever, la création d’une coopérative, et l’avenir commun à construire.