Carnets de résidences

  La Friche de la Belle de Mai est en ébullition. Se prépare à l’inauguration de la biennale internationale des arts du cirque. Dans l’appartement situé au-dessus du mien, une troupe de circassiens venue de Mongolie répète. Je décide de prolonger le voyage amorcé par la musique des steppes en allant assister à Panorama, un […]

Carnets de résidences

  –Le pire n’est pas la tempête, ce que nous redoutons tous c’est le calme plat, m’avait dit un marin du monocoque Groupama alors que nous étions bloqués par un anticyclone au sud d’Alicante. Pour le comprendre il faut se figurer que le calme plat, à bord d’un voilier, n’est jamais tout à fait plat. […]

Carnets de résidences

  Le grand large. J’aime cette expression, sœur du grand air et mère de ce Grand dehors cher à Michel Lebris. Elle me fait l’effet d’une vaste respiration chaque fois que je l’écris ou que je la prononce. Elle me renvoie à l’immensité de l’océan ; aux vents, aux courants et à la lumière qui ne […]

Carnets de résidences

  Installé à mon bureau de la « grande villa », j’entends les trains arriver ou partir de la gare Saint-Charles. J’entends aussi le cri des mouettes, des gabians. Depuis mon arrivée, je me suis promené au hasard autour de la Belle de mai. En étoile. Cherchant des belvédères, des percées entre les immeubles, pour apercevoir la […]

Carnets de résidences

  Janvier 2015. Le chorégraphe Gaël Domenger et la photographe Hélène David m’ont rejoint chez moi, à Bordeaux, depuis Biarritz et Marseille. Pour trois jours de discussion autour du projet Océaniques anonymes. C’est un moment compliqué car nous sommes deux contre un. Deux à connaître et à objecter sans cesse. Un à tenter de comprendre […]

Carnets de résidences

  Embarqué, donc, entre ciel et terre. Loin de mon port d’attache bordelais. Coupé de mes habitudes. Pour l’écriture d’Océaniques anonymes. Je cherche à installer cette résidence dans une forme d’analogie avec la traversée maritime. C’est l’une des raisons qui me poussent à aborder le travail sous la forme d’un journal de bord hébergé dans […]

Carnets de résidences

  Arrivé à Marseille, je suis accueilli par La Marelle dans « la maison du directeur », Friche de la Belle de Mai, elle-même située sur l’ancien site d’une gigantesque usine de la SEITA. En résidence pour l’écriture du texte d’Océaniques anonymes, le prochain spectacle de la compagnie Le poème en volume. 1997. Je suis à bord […]