AMIRA-GÉHANNE KHALFALLAH

À bord de l’Amsterdam, ou le dernier voyage d’Ibn Battûta

« Résidence à distance » – Printemps 2020

L’épopée de Marouane, jeune Tangérois désœuvré qui rêvait d’un meilleur ailleurs et qui se cache à bord d’un bateau pour partir en Europe. Une tragédie contemporaine qui traverse les cultures, les religions et les mers, commence au Maroc et se termine en Syrie.
PANDÉMIE DE COVID-19 : cette résidence s’effectue « à distance ». Provisoirement…

À bord de l’Amsterdam ou le dernier voyage d’Ibn Battûta sera un roman sur le voyage racontant l’épopée de Marouane, jeune Tangérois désœuvré qui rêvait d’un meilleur ailleurs et qui se cache à bord d’un bateau pour partir en Europe. Mais ce bateau, L’Amsterdam, est un navire de guerre néerlandais en partance pour la Syrie. Lors de la traversée, Marouane est découvert par Ernst, le Capitaine avec qui il tisse une forte relation. Commence ainsi un voyage initiatique pour les deux personnages. Le Capitaine de L’Amsterdam est l’anti-Ulysse, la mer est sa seule demeure et il rêve de ne plus rentrer chez lui. C’est le jeune garçon à peine lettré qui le conduit à prendre la décision la plus importante de sa vie. Les liens qu’ils nouent ouvrent de nouveaux espaces et les mènent vers des territoires que ni l’un ni l’autre n’avait soupçonné auparavant.

Ernst et Marouane se séparent à la ville côtière de Jablé, en Syrie. Pour survivre à la guerre fratricide, le jeune Marocain doit choisir son camp. Après une série de mésaventures, il devient Ibn Battûta, en référence au grand voyageur marocain qui a sillonné le monde au XIVe siècle. Marouane est devenu le djihadiste le plus recherché de la planète et sa vie bascule sans lui laisser le choix.

L’Amsterdam n’est pas seulement un bâtiment de guerre, c’est une ville en mouvement. Il résume les conflits du monde et, à lui seul, convoque tous les paradoxes de nos sociétés. Mon roman va interroger les identités, l’exil, ainsi que la religion et son emprise sur le monde.

 

« Écrire Tanger, Amsterdam ou Jablé en Syrie me demandera une immersion dans des univers éloignés. Cela supposera d’explorer les différences culturelles, de chercher la langue pour pouvoir y poser la fiction. La dompter, avant de se l’approprier. Jongler entre les mots de la mer et ceux de la terre. Ça sera un travail de recherche avant d’être celui de l’écriture.
Je souhaite que ce roman soit une tragédie contemporaine. Celle que nous vivons tous les jours à travers les médias. Celle d’une guerre qui nous semble lointaine mais qui nous éclabousse tous les jours un peu plus, et finit par nous atteindre au plus intime. »

Amira-Géhanne Khalfallah

 

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La première chose que je peux vous dire…

Le Carnet de résidence d’Amira-Géhanne Khalfallah

Amira-Géhanne Khalfallah

Dramaturge, romancière
Algérie

 

Amira-Géhanne Khalfallah © D.R.

Amira-Géhanne Khalfallah est née en Algérie. Diplômée en biologie cellulaire et moléculaire, c’est pourtant vers le journalisme qu’elle s’oriente en 2001. Installée au Maroc depuis juillet 2007, elle est journaliste spécialisée en culture, notamment en littérature et arts plastiques. Elle écrit pour le théâtre et la marionnette. Ses pièces sont jouées en Europe et en Afrique. Le Naufrage de La Lune est son premier roman.

Sa première pièce de théâtre, Le Chant des coquelicots, a été écrite lors d’une résidence d’écriture aux Francophonies de Limoges en 2005. Sa deuxième, Les Désordres du violoncelle, est créée en 2012 par la compagnie Éclats de scène et coproduite par le théâtre des Carmes en Avignon. Ce texte, qui aborde le double enfermement des femmes en temps de guerre, questionne le rapport de celles-ci à l’espace public dans le monde arabe. Elle creuse davantage ces inégalités, sur le ton de la farce et en mêlant le réalisme au surnaturel, dans Les Draps, un travail soutenu par le Théâtre de l’Aquarium Cartoucherie Paris et la Fondation Beaumarchais.
En 2012, elle continue d’opposer la logique au magique avec une pièce pour le jeune public, Mayla, la ville introuvable, sélectionnée lors de l’appel à textes pour le jeune public lancé par Le Tarmac et Emile&Cie auprès d’auteurs africains vivant en Afrique.
Le Naufrage de la Lune, son premier roman, fait revivre un épisode historique peu connu. 22 juillet 1664 : les côtes de Jijel (Gigéri à l’époque) sont attaquées par la flotte de Louis XIV, roi de France. Les habitants de la région et les janissaires dépêchés par le pouvoir central ottoman infligent aux assaillants une défaite cuisante. Avec ce livre très personnel, elle tisse un récit original et subtil, célébrant la richesse du patrimoine et de l’histoire algérienne, dont se dégagent une poésie délicate et une grâce inspirée.

Elle a également réalisé quelques courts métrages, dont Essebat (La Chaussure) et Miss (La Petite).

Bibliographie

  • Shams et les poissons du désert, in La première chose que je peux vous dire… numéro 5, avril-août 2015
  • Les Draps, théâtre, édition numérique, La Marelle, septembre 2015
  • Le Naufrage de la Lune, roman, Barzakh, Algérie, septembre 2018

Sitographie

  • Voir sa première résidence à La Marelle en 2015 et 2016, dans le cadre du projet Le Souffle de la mémoire
  • Sa page Facebook
  • Aux éditions Barzakh