#22 Julie Escoriza

La première chose que je peux vous dire

La revue de La Marelle – novembre 2017

La première chose que je peux vous dire c’est que je suis ravie d’être à Marseille ; ravie et curieuse aussi de laisser la ville s’infiltrer dans mon projet, avec sa lumière, ses sons, ses odeurs, ses couleurs et son énergie.

Au sommaire de ce numéro 22

Dessins inédits
Dimanche, dessins préparatoires de Julie Escoriza

La première chose que je peux vous dire
— La première chose que je peux vous dire c’est que je suis ravie d’être à Marseille ; ravie et curieuse aussi de laisser la ville s’infiltrer dans mon projet, avec sa lumière, ses sons, ses odeurs, ses couleurs et son énergie.

Le « questionnaire » décalé (à retrouver en intégralité dans la revue)
– Un coup de cœur artistique ?
La Petite Fugitive, album sans texte de Franco Matticchio
– Un toc de langage ? Je viens de Strasbourg mais je suis aussi espagnole : ces origines ont toujours été présentes dans ma façon de m’exprimer.
Une bonne résolution pour cette résidence à La Marelle ? Dessiner, beaucoup !
Un oloé ? J’aime beaucoup dessiner dans ces endroits de pause comme les plages, les parcs, les places…
    * oloé : « espaces élastiques où lire où écrire ». Mot créé par Anne Savelli dans son livre
     
Des oloé (D-Fiction, 2011), et repris depuis par de nombreux auteurs et lecteurs.

Biographies et travaux
  
Éditorial

Julie Escoriza est la lauréate 2017 de l’appel à projets « Résidence auteur-illustrateur jeunesse » porté par La Marelle et Fotokino, avec le soutien de la Drac Paca. Le jury a apprécié son projet Dimanche, qui propose un univers où les lois de la réalité s’annulent, où les personnages évoluent comme s’ils glissaient d’un espace à un autre, du concret à l’irréel. Au rythme de péripéties farfelues et à partir de situations quotidiennes ou d’actions anodines, elle laisse les lecteurs explorer un monde qui est comme une parenthèse cocasse et joyeuse. Et c’est ainsi qu’un ricochet, un éternuement, un regard, une démarche, un vol d’oiseau, un plongeon, une explosion, une chute… construisent une bien étrange journée de dimanche !

Nous avons également apprécié le fait que ce projet est destiné à être lu sur tablette numérique. Cette histoire sera une déambulation tant visuelle que sonore, à faire défiler par un glissement de doigts. Tout comme un livre papier, le lecteur y sera libre de passer d’une scène à une autre, de revenir en arrière, de faire une pause… Une narration immersive et contemplative, où chaque image est une fenêtre, par laquelle on peut regarder et écouter, découvrir et re-découvrir toutes sortes de détails.

Inspirée entre autres par les univers de Jacques Tati ou de Magritte, Julie Escoriza souhaite que cette histoire, bien que « muette », parle autant aux enfants qu’aux adultes. Que chacun se raconte sa propre histoire. Et il faut bien avouer que depuis son arrivée à Marseille, le monde qui nous entoure nous paraît plus joyeux, et indéniablement burlesque !

Pascal Jourdana
Directeur artistique de La Marelle, novembre 2017

 

2 euros – ISSN 2274-3154
Envois courrier et abonnements sur simple demande auprès de La Marelle

 

La première chose que je peux vous dire… est aussi une revue radiophonique, diffusée chaque dernier dimanche du mois sur 88.8 fm Marseille. Une coproduction La Marelle / Radio Grenouille. Voir aussi la page de l’émission.

Écouter la revue sur Radio Grenouille (première diffusion décembre 2017) 

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