La première chose que je peux vous dire… #21 JOSEPH BOYDEN

Joseph Boyden

La revue de La Marelle – novembre 2017

La première chose que je peux vous dire c’est que revenir à Marseille est une incroyable occasion pour moi de terminer mon roman dans un endroit inspirant et magnifique. Marseille est à mes yeux comme une cousine de La Nouvelle-Orléans : deux villes portuaires, dynamiques, mixtes, aux communautés singulières et fascinantes.

Au sommaire de ce numéro 21

Texte inédit

Jusqu’à la mort Peau-Rouge de Joseph Boyden

Extrait de Seven matches [Sept allumettes], roman en cours d’écriture.
Traduit de l’anglais (Canada) par Michel Lederer

La première chose que je peux vous dire
— La première chose que je peux vous dire c’est que revenir à Marseille est une incroyable occasion pour moi de terminer mon roman dans un endroit inspirant et magnifique. Marseille est à mes yeux comme une cousine de La Nouvelle-Orléans, où je vis et j’écris : deux villes portuaires, dynamiques, mixtes, aux communautés singulières et fascinantes.

Le « questionnaire » décalé (à retrouver en intégralité dans la revue)
– Un auteur fétiche ?
Jack Kerouac ! Mais j’ai surtout lu et relu Robertson Davies
– Une musique, un son ? « Wheat Kings » des Tragically Hip
Une bonne résolution pour cette résidence à La Marelle ? Apprendre à mieux parler français !
Un oloé ? La Nouvelle- Orléans… 
    * oloé : « espaces élastiques où lire où écrire ». Mot créé par Anne Savelli dans son livre
     
Des oloé (D-Fiction, 2011), et repris depuis par de nombreux auteurs et lecteurs.

Biographies et travaux
 
Image de couverture : Le quartier à l’aube, La Nouvelle-Orléans © Joseph Boyden
 
Éditorial

Le travail de Joseph Boyden n’est plus à présenter. Conteur magnifique, ses récits se révèlent d’une construction romanesque toujours ambitieuse, entremêlant avec brio les voix intimes et les destins complexes des personnages tout en dressant d’amples fresques historiques au sein de paysages grandioses…

On sait qu’il revendique une triple ascendance, écossaise, irlandaise et Anishinaabe. Peu importe à quel degré réel se situe ce métissage (« Une petite partie de moi seulement est autochtone, mais cela représente une grande part de ce que je suis ») si l’on admet que cela signifie pour lui une profonde manière d’être au monde. Il s’agit presque d’un serment : redonner voix aux opprimés, à ceux qui sont injustement oubliés ou méprisés, sans pour autant devenir un « porte-parole des réalités autochtones », ayant trop de respect pour ceux qui vivent ces réalités au quotidien.

Car c’est bien par le biais de la fiction qu’il s’agit de rendre grâce aux femmes et hommes les plus humbles. Son usage de la polyphonie, habile façon de concilier la complexité des points de vue, se révèle ainsi de plus en plus élaborée. Deux voix qui se croisent dans Le Chemin des âmes, son premier roman ; trois voix dans son dernier livre paru en France, Dans le grand cercle du monde… jusqu’à sept dans Seven matches (Sept allumettes), un roman en cours d’écriture et qu’il compte de plus intégrer dans un diptyque !

Un colossal chantier d’écriture donc, qui s’accomplit en partie à Marseille, une ville qu’il affectionne justement pour sa diversité, son foisonnement et la multiplicité de ses voix, proche en cela de La Nouvelle-Orléans où il vit. Disons enfin que c’est aussi une histoire d’amitié et de fidélité, puisque nous avions déjà reçu Joseph Boyden pour le défunt festival CoLibriS, avant même que La Marelle soit ce qu’elle est aujourd’hui. Et en cela aussi, nous lui sommes reconnaissant.

Pascal Jourdana
Directeur artistique de La Marelle, novembre 2017

 

2 euros – ISSN 2274-3154
Envois courrier et abonnements sur simple demande auprès de La Marelle

 

La première chose que je peux vous dire… est aussi une revue radiophonique, diffusée chaque dernier dimanche du mois sur 88.8 fm Marseille. Une coproduction La Marelle / Radio Grenouille. Voir aussi la page de l’émission.

Exceptionnellement, la forme radiophonique de cette revue n’a pas été diffusée sur Radio Grenouille. 

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