Les récits obstinés de l’absence

CLAUDE FAVRE

« …Inventer un lieu incertain acceptant la perte, les blancs, les silences, les tremblements, inventer – au sens archéologique – la cartographie impossible des récits obstinés de l’absence. »
Résidence en septembre et octobre 2017

  En création à La Marelle
La première chose que je peux vous dire…
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D’un corps empêché, ne pas faire ce qui était prévu. Ne pas gambader à sauts et sans limites dans les périphéries, les marges, les croisements, à l’écoute des paroles qu’on n’entend pas ou inouïes, à l’écoute des micro-séismes qui font dérailler les conversations. Alors faire ce que je ne fais pas d’habitude

_n’écrire pas sauvagement et dans l’urgence_rêver_manger des câpres et des vache-qui-rit_lire le soir à l’électricité_me lever sans heures d’usinage_rencontrer des hommes et des femmes_flâner_ne pas écouter sauvagement la radio_n’écrire pas_ne pas aggraver le baluchon de mots et textes qui font vertiges en tête_faire comme si tout mon temps_réapprendre à écrire de la main d’avant_tracer des ombres d’erres_

Et, n’oubliant les pauvres zigues aux corps étrangers qui sont aussi héros, inventer un lieu incertain acceptant la perte, les blancs, les silences, les tremblements, inventer – au sens archéologique – la cartographie impossible des récits obstinés de l’absence

Claude Favre

Un « prélude » à cette résidence a été organisé du 11 au 18 mai 2016.