Brillant Bolide

Charline Collette

Résidence du 22 octobre au 19 décembre 2016

Brillant Bolide est une petite voiture rouge à la carrosserie vernie et aux roues en caoutchouc… Charline Collette est la lauréate de l’appel à projets pour une résidence jeunesse proposée par Fotokino et La Marelle.

Retrouver aussi Charline Collette …à la Marelle

      > Sa biographie
      > Ses rencontres à venir
      > Ses rencontres passées
      > Ses créations
          • la revue La première chose que je peux vous dire…
           livre à construire pour Une maison de verre, Musée Cantini

…ailleurs

      > Son site

Brillant Bolide est une plongée au cœur d’un moment de jeu. Gina est devant sa maison, elle tient dans sa main une petite voiture, son bolide. Elle la pose sur les marches en pierre, l’observe un instant, puis la pousse du bout du doigt et démarre avec fracas !
À l’échelle de ce bolide, le tas de sable est une grande dune ; les taupinières sont des terrils et les jardinières ont des airs de forêts primaires. Brillant Bolide est une petite voiture rouge à la carrosserie vernie et aux roues en caoutchouc. Pour peu qu’on l’entraîne avec son doigt, elle peut dévaler une pente, sauter par-dessus un fossé, plonger sous l’eau et même défier la gravité ! C’est avec elle, protagoniste à friction, que nous allons prendre la route.

« J’ai encore aujourd’hui un souvenir très vif de longues heures de jeu avec mes bolides miniatures.
Je les faisais rouler partout, dans tous les sens : la tête en bas, capot ouvert ou sur deux roues, je les faisais voler en les lançant plus haut que le toit (certaines s’y trouvent sans doute encore), je creusais pour elles des sillons dans le sable et la cour devant la maison se changeait en circuit jonché d’obstacles, en terra incognita à explorer. Genoux à terre, je scrutais le sol à la recherche de brindilles et de cailloux que j’utilisais comme tremplin. Je me faisais alors aussi petite que la voiture… ou plutôt, je devenais la voiture !
Les images que je peins ressemblent à ces paysages, ceux que l’on invente en regardant de très près. C’est ainsi que la flaque devient lac et le caillou gros rocher. Les formes avec lesquelles je travaille sont simples, presque abstraites, mais la présence d’un personnage ou de la voiturette permet de donner l’échelle, de construire le paysage.
Mes gouaches occuperont toute la double page du livre, je voudrais que l’on puisse s’y perdre un peu, chercher du bout du doigt le petit bolide rouge qui traverse l’espace. À chaque nouvelle planche, les reliefs et les couleurs changeront pour nous faire entrer dans un nouveau territoire : montagne, dune, lac, forêt, jungle, canyon et même pourquoi pas nuages, eaux limpides et terre meuble. La liste des scènes est longue, et continuera d’évoluer quand je reprendrai l’écriture.
Chaque illustration sera accompagnée d’un texte court, une petite phrase comme une pancarte à l’entrée d’un village pour dire : “voici, nous sommes ici”. J’accorde une importance toute particulière à la musicalité des textes, et notamment lorsqu’il s’agit d’un livre pour les plus petits. Tant qu’on ne sait pas lire, c’est bien par la voix que nous arrive l’histoire, et même lorsque l’on parvient à déchiffrer seul, le plaisir de la lecture à haute voix reste il me semble inchangé. C’est pourquoi j’aimerais travailler le rythme de mon texte afin qu’il donne envie d’être récité, presque chanté.
À la fin du livre, après avoir traversé toutes ces contrées étranges et cabossées, nous débouchons sur une double page un peu spéciale, qui ne se tourne pas cette fois mais se soulève, et nous dévoile une carte, vue d’ensemble du territoire dans lequel nous avons voyagé. C’est cette carte qui détient le nœud de l’histoire et nous permet de comprendre que ces paysages extraordinaires ne sont autre chose que des éléments de la cour devant la maison de Gina, terrain de jeu quotidien de l’enfant.
On est alors invité à relire le livre dans l’autre sens, plus lentement, en cherchant cette fois sur la carte dépliée la correspondance entre les éléments que l’on traverse avec la voiture, et ceux qui se trouvent dans la cour. On découvre ainsi que le pont suspendu est un manche de râteau, que le grand huit et un tuyau d’arrosage entortillé et que la pyramide inca n’est autre que l’escalier de l’entrée. »

Charline Collette

 

 

La Marelle et l’association Fotokino accueillent, avec le soutien de la Drac Paca, l’auteure-illustratrice Charline Collette pour une résidence de création d’une durée de 8 semaines. Elle développera un projet de création personnel autour du livre jeunesse, et accompagnera des actions de médiation autour du livre et des arts de l’image, développées par Fotokino et La Marelle.

Charline Collette a été désignée le 28 juillet 2016 comme étant la lauréate 2016 de l’appel destiné à sélectionner un projet de livre jeunesse articulant texte et images, réalisés tous deux par le candidat. La résidence se déroule du 22 octobre au 19 décembre 2016.

 

coul_dracAvec le soutien de la
Direction Régionale
des Affaires Culturelles,
Provence – Alpes – Côte d’Azur